samedi 28 février 2026

FRANCE - Bourgogne-Franche-Comté - Index des Articles

FRANCE - Bourgogne-Franche-Comté
Index des articles 
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La nouvelle région administrative résulte de la fusion des anciennes régions de Bourgogne et de Franche-Comté en janvier 2016. Elle a pour préfecture Dijon et pour siège du conseil régional Besançon. Elle couvre une superficie de 47 784 km2 pour une population d'environ 2 812 000 habitants.



BOURGOGNE


Côte d'Or (21)
- Abbaye de Fontenay, partie 1 sur 2 (mise à jour novembre 2023)
- Abbaye de Fontenay, partie 2 sur 2 (mise à jour novembre 2023)

- Beaune, les Hospices (juin 2016)

- Châteauneuf (en Auxois), balade dans le village médiéval (mise à jour décembre 2025)
- Flavigny-sur-Ozerain, le village des anis (novembre 2019)

Saône-et-Loire (71)
- Cluny, l'abbaye (janvier 2016)


Yonne (89)


- Tonnerre, la fosse Dionne (mai 2021)
- Vézelay, la basilique (juillet 2013)


FRANCHE-COMTÉ

Jura (39)
- Cascades du Hérisson, Niagara jurassien (décembre 2019)


 La basilique de Vézelay et l'abbaye de Fontenay sont classés au patrimoine mondial par l'UNESCO.

Les différents villages bourguignons de Châteauneuf, Flavigny-sur-Ozerain, Montréal, Noyers-sur-Serein et Vézelay adhèrent à l'association Les Plus Beaux villages de France.



Carte satellite de la nouvelle région Bourgogne-Franche-Comté (source Google)


Les célèbres Hospices ou Hôtel-Dieu de Beaune, Côte d'Or (21), Bourgogne


FRANCE - Bourgogne - Château de Cormatin - Partie 1

Le château de Cormatin - Partie 1

Un Héritage Millénaire : La Famille du Blé****


D'une forteresse médiévale à un joyau du Grand Siècle, le château de Cormatin raconte l'ascension d'une lignée ambitieuse et le sauvetage d'un patrimoine en péril. Il se situe en Bourgogne dans le département de Saône-et-Loire (71).


Historique

La famille du Blé s'implante à Cormatin dès le XIIe siècle, avec une devise évocatrice : « En tout temps du Blé ».

1280 : Henri du Blé érige une forteresse stratégique sur la route de l'abbaye de Cluny.

1606 : Antoine du Blé, fin politique ayant rallié Henri IV après les guerres de Religion, utilise sa fortune de gouverneur pour bâtir le château actuel sur les fondations médiévales.

1618 : Son fils, Jacques du Blé, proche de Marie de Médicis, est élevé au rang de marquis par Louis XIII avant de mourir au combat en 1629.

Le domaine traverse le XVIIIe siècle entre exil politique et souffle de modernité :

L'exil du Maréchal : Nicolas du Blé, gouverneur de l'Alsace, opposé à la diplomatie de la Régence, se retire sur ses terres en 1722.

L'influence américaine : Pierre Dezoteux, compagnon d'armes de Rochambeau aux États-Unis et époux de Sophie Verne, transforme les jardins en y acclimatant des essences exotiques (tulipiers de Virginie, cyprès chauves).

Le sauvetage par le vin : En 1789, pour éviter le pillage du château par les révolutionnaires, Dezoteux calme la foule en offrant généreusement le contenu de ses cavesPendant la Révolution, il devient le chef des Chouans de Bretagne. Le château est à nouveau sauvé. 

Au XIXe siècle, Cormatin devient un carrefour pour les arts et la pensée :

Lamartine : Le poète y trouve l'inspiration (et l'amour avec Nina Dezoteux). Il y rédige son programme politique (1847) et une partie de "L'Histoire des Girondins".

L'ère de l'Opéra : En 1898, Raoul Gunsbourg, directeur de l’Opéra de Monte-Carlo et ayant acquis le domaine, transforme le site en centre lyrique estival. Les jardins résonnent alors des voix de légendes comme Caruso, sous l'œil bienveillant de Jules Massenet qui préside le « Concours musical de Cormatin ».

Après cinquante ans d'abandon au XXe siècle, le château frôle la destruction. Le tournant de 1980 : Un trio de passionnés (Anne-Marie Joly, Marc Simonet-Lenglart et Pierre-Albert Almendros) rachète le monument en péril. De 1982 à 1995, la restauration du château bénéficie d’aides financières du Ministère de la Culture et du Conseil Général de Saône et Loire pour la restauration des façades, le recreusement des douves et la mise en valeur des décors peints du XVIIe siècle.



Le château entraperçu de l'entrée du parc (2 photos ci-dessus)


La partie orientale de l'Orangerie en bordure du Bief du Moulin (2 vues ci-dessus)

La partie Nord de la bassecour

La partie Sud de la bassecour et l'orangerie


Architecture

Le château de Cormatin témoigne de l'architecture du début du Grand Siècle. Il s'inspire du Palais du Luxembourg à Paris. L'aile Nord (1620) et son escalier d'honneur à vide central sont des répliques de l’œuvre de l'architecte Salomon de Brosse. À l'origine, le château formait un quadrilatère fermé. Au fil des siècles, il a perdu son rempart (par allégeance à Louis XIV) ainsi que ses ailes Ouest et Sud (incendie et effondrement au XIXe siècle). Trois ailes d’habitation disposées en fer à cheval sont cantonnées sur les angles extérieurs par quatre grands pavillons « en sortie et défense ». Le quatrième côté est un rempart montant au niveau du premier étage avec entrée monumentale et pont-levisLes façades sont inspirées de la citadelle de Chalon-sur-Saône dont Antoine du Blé est nommé Gouverneur par Henri IVLe quadrilatère d’origine est modifié au cours des âges : le rempart est détruit dès la fin du XVIIe siècle, en signe d’allégeance à Louis XIV, l’aile Ouest est abaissée après un incendie en 1812 et l’aile Sud s’écroule en 1815, lors de sa transformation en fabrique. Laile Nord subsiste intacte, elle est construite en dernier (1620-26) par Jacques du Blé. Qui s’inspire du palais du LuxembourgLa façade Nord conserve le décor de bossages et l’apparence militaire. Un avant-corps central à large fronton et chaînages de bossages, crée avec les pavillons d’angle un rythme ternaireDans la cour, les portails allègent le style rigoureux d'origine. Ils sont ajoutés en 1624 probablement par Salomon de Brosse, architecte de Marie de Médicis.


La façade Sud de l'aile Nord du château donnant dans la cour d'honneur

La façade Ouest de l'aile occidental

Le château vu de la bassecour

L'angle Sud-est du château et ses douves

Le château vu depuis l'Ouest avec une partie du miroir et le grand chêne




Ailes Nord et Ouest formant un angle dans la cour d'honneur (4 photos ci-dessus)


Les jardins du château

Ils sont créés vers 1620, puis remaniés à « l’anglaise » vers 1785, ils disparaissent en 1815, lors du comblement des douves. Quelques arbres sont conservés, un chêne tricentenaire, sept cyprès-chauves et les 130 tilleuls de l’allée Lamartine au bord de la rivière. En 1988-89, le recreusement des douves permet de reconstituer la plate-forme des jardins. Les parterres, bosquets et labyrinthe sont replantés entre 1990 à 1993 en cherchant à retrouver l’esprit d'origine. Le « Songe de Poliphile » (1499) et ses cinq jardins magiques, où le héros s’aventure à la recherche de la Sagesse, constitue à l’âge baroque le texte de référence des paysagistes. Le jardin doit permettre la méditation de l’humain dans la création.

Le parterre, au pied des appartements d’honneur, figure le paradis terrestre : Adam et Eve, le pommier de la Connaissance, la fontaine de vie, etc. Le labyrinthe symbolise les épreuves de la vie après la faute originelle. La volière-belvédère (O. de Mercey, architecte) représente la récompense céleste offerte à ceux qui ont su venir à bout des difficultés... Sa coupole de fer forgé (Michel et J.Y. Bouillot, ferroniers - 1990) est formée de cœurs enlacés rappelant le paradis et l’union des âmes dans l’amour de divin... En lettres d’or, une citation de Nietzsche incite à la réflexion : « C’est nous que doivent traduire et la pierre et la plante pour que nous puissions nous promener en nous-même ».



Deux vues de l'orangerie et du potager


La volière-belvédère (2 clichés ci-dessus) dans le jardin des Planètes, au Sud du potager

Le labyrinthe, au Nord-est du parc







Sept vues du secteur du parterre, localisé immédiatement au Nord du château



Fontaine et bassin proche du parterre (3 clichés ci-dessus)

Perspective horticole

La bassecour vue du Nord au Sud, au fond, l'orangerie

Le grand bassin dit "Le Miroir"

L'orangerie et la douve orientale


En bref...

Moins connu que ses cousins du Val-de-Loire, le château de Cormatin porte pourtant son lot d'événements historiques et de souvenirs de personnages célèbres. Le parc n'est pas en reste avec de très belles perspectives sur des bâtiments à l'architecture rigoureuse qui contraste avec la douceur végétale des jardins. Les photos de cet article ont été prises en juillet 2020.


Carte satellite situant Cormatin (source Google)

Plan du parc


Accès

- De Mâcon centre, comptez environ 35 minutes pour parcourir les 35 km de route vers le château. De Chalon-sur-Saône, 5 minutes de plus pour une distance équivalente.

Horaires d’ouverture du parc du château :

Le parc du château est ouvert tous les jours depuis l’heure d’ouverture des visites guidées des appartements et jusqu’à 20hPour visiter le parc, sans guide, présentez-vous à l’accueil du château avant 18h.


Tarifs visite du château

Visite guidée des appartements XVIIe et visite libre des salles 1900 et du parc :

Adulte : 14,00 €

Étudiant : 10,00 €

Jeune : 7,00 € (7 à 17 ans)

Enfant : gratuit

Visite libre des salles 1900 et du parc :

Adulte : 10,00 €

Étudiant : 7,00 €

Jeune : 5,00 € (7 à 17 ans)

Enfant : gratuit


L'aile Nord du château, vu du Nord

L'angle Nord-est du château et ses douves


PHOTOs en vrac - Pavillon du Bois d'Agar

 

Autel bouddhique dans le temple de Chenxiangge 沉香阁 à Shanghai, Chine


mardi 24 février 2026

ISLANDE - Index des articles


ISLANDE - Ísland 
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L'Islande (Ísland, "Pays des glaces" en islandais) est un état insulaire européen de l'Atlantique nord qui couvre un territoire de 102 775 km2 pour une population d'environ 376 000 habitants. Sa capitale est Reykjavík (130 000 habitants), située au Sud-ouest du Pays. Sa deuxième ville en population est Kópavogur (37 000 habitants). La Tchéquie est bordée au Nord par l'Allemagne et la Pologne, à l'Ouest également par l'Allemagne, au Sud par l'Autriche et à l'Est par la Slovaquie. Sa langue officielle est l'Islandais, langue germanique issue du vieux Norrois, écrite en alphabet latin avec une utilisation importante d'accentuations sur les voyelles. Sa monnaie est la Couronne islandaise (króna). L'Islande ne fait pas partie de l'UE mais adhère, en revanche, à l'espace Schengen.


Région capitale (Höfuðborgarsvæðið)
- Reykjavík, balade sur le front de mer de la capitale (décembre 2019)

Région de l'Est (Austurland)
- Jökulsárlón, lagune glaciaire (novembre 2021)

Région du Sud-Ouest (Suðurnes)
- Blue Lagoon (novembre 2013)
- Cap de Reykjanesta (novembre 2019)

Région du Sud (Suðurland)
- Geysir, le champ géothermique (novembre 2019)
- Gullfoss, les chutes d'Or (mars 2020)
- Kerið, le cratère et son lac (novembre 2019)
- Skógafoss, décor cinématographique islandais (février 2024)
- Thingvellir, le parc (janvier 2014)



  Le parc national de Thingvellir et le parc national du glacier Vatnajökull, situés dans le Sud de l'Islande, sont classés par l'UNESCO au titre de patrimoine mondial naturel.



Carte satellite d'Islande (source Google)



Eau bouillante dans une "marmite" de Geysir


ISLANDE - Reykjavik - Le musée de plein air d'Árbær - Partie 2 sur 2

Musée de plein air d'Árbær à REYKJAVIK - Partie 2 sur 2

Mémoire architecturale de la capitale ****


Il s’agit du plus grand musée de plein air d'Islande. Il abrite une collection riche de bâtiments historiques, pour la plupart déplacés du centre-ville de Reykjavík. Mettant en valeur divers styles architecturaux, l’espace de plein air est composée d’une place, d’un village et d’un espace campagnard, offrant un aperçu de la vie et de l'environnement de Reykjavík aux XIXe et XXe siècles. Le personnel du musée, vêtu de costumes d'époque, participe aux événements et expositions et illustrant différents aspects de l'histoire de la ville. Il n'est pas rare de croiser des animaux de la ferme dans l'enceinte du musée.


Pour découvrir la première partie de la visite et en savoir un peu plus sur l'histoire du musée, veuillez cliquer ici SVP ! Et voici la suite de la découverte des bâtiments du site de plein air...


Plan du site


12 - Construite en tourbe et en pierre, la forge d'Árbær est érigée en 1963 à l'emplacement des ruines d'un ancien hangar. Inspirée des ateliers de forgerons typiques des campagnes, elle abrite des outils provenant d'anciens ateliers de la ville. Ce type de forge a perduré jusqu'au milieu du XXe siècle. Le fer y était chauffé dans une forge alimentée par un soufflet qui attisait le feu de charbon. Couteaux, ciseaux, fers à cheval et autres objets étaient fabriqués sur l'enclume.


La forge et les bâtiments de la ferme

La forge

La forge et les bâtiments de la ferme

13 - Le chalet scout est construit initialement à Lækjarbotn en 1920 par le club scout Væringjar. Premier chalet scout d'Islande, il était conçu pour les activités de plein air. Il est rebaptisé chalet Lækjarbotn. Ses murs principaux sont construits en tourbe et en pierre. Déplacé au musée de plein air en 1962, il est rénové en 1991 en collaboration avec le mouvement scout.


La châlet scout

14 - L'Écurie est l'une des cinq dépendances d'Árbær. Mesurant 10 m sur 8 m, elle est construite en tourbe et en pierre (murs et toitures compris), avec un panneau de bois sur le pignon Sud et des portes au Sud. On ignore sa date de construction initiale, mais elle figure sur une photographie datant d'environ 1900. En 1991, le toit s'est effondré, mais a été réparé.


L'écurie situe dans le même secteur que la maison scout

15 - Deux bergeries se trouvaient à l'est d'Árbær du temps des derniers habitants. On peut les apercevoir sur une photographie de la région datant de 1900Les murs, tant le mur principal que le mur pignon, étaient construits en pierres et en tourbe. Le toit était fait de bois flotté recouvert de tourbe. L'une des bergeries a été reconstruite et se situe à proximité du chemin sud du musée. L'autre bergerie, plus haut dans le champ, a disparu. Elle a été rénovée en 2019 : les murs ont été refaits en pierres et le toit renforcé.


La bergerie, située près du poulailler


16Construit vers 1820 et initialement situé à Vopnafjörður, dans le Nord-est de l'Islande, le grenier est l'un des deux entrepôts ayant appartenu à la compagnie commerciale Ørum & Wulff. Principalement utilisé pour l'importation de céréales, il fut par la suite affecté à d'autres usages. Il servit également de résidence au poète Kristján Jónsson durant les dernières années de sa vie, où il mourut en 1869. En 1975, alors que les maisons étaient menacées de démolition, le Musée national d'Islande les fit démonter et transporter à Reykjavík, où elles furent reconstruites au musée en plein air.

17La Maison de la Viande est le second des deux entrepôts ayant appartenu à Ørum & Wulff à Vopnafjörður, dans le Nord-est de l'Islande. Son nom provient des carcasses de viande qui y étaient entreposées pour l'exportation, mais on l'appelait parfois la Maison de la Laine car elle en contenait également. Tout comme le grenier, elle a été sauvée de la démolition en 1975 par le Musée national d'Islande, qui a transféré ces deux bâtiments historiques au musée en plein air.

18La Salle des Machines a été construite en 2019 comme espace d'exposition temporaire pour abriter deux machines à vapeur, qui ont toutes deux joué un rôle essentiel dans le développement de la capitale au cours du XXe siècle. L'une d'elles, Pionér, est une locomotive allemande (l'une des deux amenées en Islande) importée en 1913 pour la construction du port. L'autre est un rouleau compresseur à vapeur nommé Bríet, en hommage à la conseillère municipale Bríet Bjarnhéðinsdóttur.


La Maison de la Viande

Expositions de photos documentaires


19La foreuse à or fut achetée en Allemagne en 1922 pour l'extraction de l'or. Considérée comme très puissante à l'époque, elle pouvait forer jusqu'à 150 mètres de profondeur. Elle atteignit initialement 250 mètres avec le trépan d'origine, puis 700 mètres avec un autre trépan. L'exploitation cesse après deux ans, faute d'or. L'équipement est alors vendu à Reykjavík Energy et, en 1927, utilisé pour forer à la recherche d'eau chaude dans les bassins géothermiques de Reykjavík. L'objectif était d'étudier la possibilité d'utiliser l'énergie géothermique pour produire de l'électricité ou du chauffage urbain. Puisque l'énergie géothermique provenait de bassins d'eau et non de vapeur, il fut décidé de l'utiliser pour chauffer les habitations. La foreuse a été déplacée au musée en plein air en 1977.


La foreuse à or

20Le garage, reconstitution d'un atelier de réparation automobile fondé à Reykjavik en 1918, est le fruit d'une collaboration entre le musée, la Société automobile et l'Association des forgerons. L'exposition se divise en trois sections : réparation automobile, fabrication automobile et atelier de peinture. Les objets présentés dans le garage – les plus anciens datant de 1913 – proviennent presque tous de la capitale et de ses environs. Les plus récents datent des années 1950 environ. L'exposition a été inaugurée en 2000.


Le garage



Réparation au sein du garage (3 photos ci-dessus)


21Les bâtiments Miðhús sont construits en 1897 par le marin Jóhannes Benediktsson, à proximité du 43a, rue Lindagata, à l'emplacement d'une ancienne exploitation de tourbe du même nom. Le rez-de-chaussée comprend un hall d'entrée, trois pièces à vivre et une cuisine, tandis que l'étage supérieur dispose également de trois pièces à vivre et d'une cuisine. La toiture mansardée, également appelée toiture à pignon, optimise la hauteur sous plafond. Les bâtiments ont été transférés au musée en 1974.


La Miðhús




Quatre photos des intérieurs


22 La maison Ívarssel, qui se trouvait autrefois au 66b de la rue Vesturgata, est construite en 1869 par un pêcheur-agriculteur, qui lui a donné son nom. Elle fait partie des maisons dites « Selsbær », construites au XIXe siècle pour loger les ouvriers agricoles. La maison a été transportée au musée en 2005.

23La maison Nýlenda est érigée en 1883 à l'emplacement actuel de la rue Nýlendugata. Avant sa construction, une maison en tourbe du même nom se dressait au même endroit. C'est une maison à colombages, avec des murs principaux superposés et des pignons en bois. Transférée au musée en 1973, Nýlenda comprend un hall d'entrée, un séjour, une cuisine et un grenier. L'exposition actuelle vise à reconstituer les conditions de vie des ouvriers pauvres et de leurs familles à l'époque de la visite du roi Frédéric VIII de Danemark en Islande en 1907.




Trois des maisons Ívarssel (toit gris) et Nýlenda (toit rouge)

24La maison Hansen, à colombages de style dano-islandais, aurait été construite en 1823 et se trouvait auparavant au numéro 15 de la rue Pósthússtræti. Elle porte le nom d'un marchand dano-islandais qui y vécut jusqu'à sa mort en 1847. Teitur Finnbogason  y habita aussi un temps. L'aspect de la maison Hansen, la plus ancienne et la première à avoir été transportée au musée, a peu changé lors de son déplacement en 1960. Le rez-de-chaussée comprend trois pièces à vivre et une cuisine, récemment rénovées. Trois autres pièces se trouvent sous les combles.


La maison Hansen


25La maison Hábær construite en 1867, fut démolie puis reconstruite en 1887. Avec la maison Nýlenda, elle constitue un bel exemple de maison à demi-pierre conservée au musée. L'architecture de ces maisons était caractéristique de Reykjavík, avec souvent des murs principaux superposés et des toits en bois. L'époque de la construction en demi-pierre fut brève, la plupart des exemples datant des deux dernières décennies du XIXe siècle, bien que certains soient antérieurs. La maison Hábær a été transférée au musée en 1966.

26Le poulailler a été construit sur place en 1992. Il abrite généralement une dizaine de poules islandaises et un coq nommé Hreggviður. Par beau temps, les poules se promènent librement dans le parc du musée et adorent picorer du pain et d'autres céréales.

27Le hangar à treillis se trouvait à l'origine sur le terrain du cottage Kvöldroði, à Grímsstaðaholt, aujourd'hui intégré au quartier de Hagahverfi. Ce type de hangar était courant durant la première moitié du XXe siècle et servait à suspendre et sécher le poisson. Le hangar à treillis a été déplacé au musée en 1965.






Extérieurs et intérieurs de la maison Hábær (5 vues ci-dessus)

Les poules

Autre vue de la maison

28La maison située au 9, Þingholtsstræti, est bâtie en 1846 par un menuisier nommé. C'est une maison en bois de plain-pied, avec un toit haut, probablement construite avec des restes de bois provenant de la construction de l'École normale de Reykjavík en 1846. Elle comporte des rondins empilés entre des piliers verticaux. Cette méthode de construction, très dépendante du bois, est rare en Islande. Le rez-de-chaussée est divisé en quatre pièces, ainsi qu'un hall d'entrée. Deux salons se trouvent au Sud, tandis qu'une cuisine et un espace plus petit sont situés au Nord. La cuisine est équipée d'une cheminée à foyer ouvert reliée à deux poêles à bois. Après le décès du dernier occupant en 1945, la maison est temporairement transformée en cordonnerie. La maison a été déplacée au musée en 1969 et abrite désormais des expositions sur la fabrication de chaussures et le travail des orfèvres.


La maison Þingholtsstræti 9


Exposition intérieure (2 photos ci-dessus)


29La Maison Dillon est une maison à colombages de style dano-islandais construite en 1835. Elle doit son nom à son fondateur, un jeune anglo-irlandais de noble lignée qui y vécut durant le long hiver 1834. C'est là qu'il rencontra Sire Ottesen, une Islandaise, dont il tomba amoureux. Ne pouvant se marier, Dillon quitta le pays en 1835, mais légua la maison à Sire. Elle y ouvrit un restaurant, organisa des bals et loua des chambres. La Maison Dillon fut déplacée au musée en 1961, où elle abrite aujourd'hui le café du musée.


La Maison Dillon 


30La maison Efstibær est construite en 1883 sur un terrain. C'est une maison à colombages remplie de pierres entre les poutres en bois. La maison abrita principalement des ouvriers, des pêcheurs, des travailleurs et leurs familles. Le bâtiment est déplacé au musée en 1967.

31 - La Maison de Jardin est un petit pavillon construit en 1910 par l'avocat Oddi Gíslason et situé dans son jardin au 22, rue Laufásvegur. Il était courant à Reykjavik, avant et après le début du XXe siècle, de construire des pavillons de jardin similaires. Elle a été déplacée au musée en 1995.


La maison de jardin


En bref…
Les Scandinaves et Nordiques affectionnent les musées historiques en plein air dédiés à la préservation des bâtiments civils. Les Islandais remplissent ici le contrat avec un espace à la fois didactique et divertissant très réussi. Les photos de cet article ont été prise en octobre 2019.


Carte satellite situant le musée de plein air part rapport au centre de Reykjavik (source Google)


Accès
- Du centre de Reykjavik comptez 15 minutes de trajet en voiture. Le site est également desservi par la station Árbæjarsafn de la ligne 5 du bus.

La billetterie du musée, située au 62 rue Laugavegur, abrite une boutique. Le bâtiment du 4 rue Lækjargata héberge la confiserie traditionnelle.

Horaires :
Septembre-mai : 13h00-17h00
Juin-août : 10h00-17h00
Visites guidées tous les jours à 13h00

Tarifs d'entrée (2026) :
Adultes : 2 550 ISK.
Enfants (0-17 ans) et personnes handicapées : gratuit.
Étudiants (carte étudiante ISIC) : 1 550 ISK.