mardi 24 février 2026

ISLANDE - Index des articles


ISLANDE - Ísland 
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L'Islande (Ísland, "Pays des glaces" en islandais) est un état insulaire européen de l'Atlantique nord qui couvre un territoire de 102 775 km2 pour une population d'environ 376 000 habitants. Sa capitale est Reykjavík (130 000 habitants), située au Sud-ouest du Pays. Sa deuxième ville en population est Kópavogur (37 000 habitants). La Tchéquie est bordée au Nord par l'Allemagne et la Pologne, à l'Ouest également par l'Allemagne, au Sud par l'Autriche et à l'Est par la Slovaquie. Sa langue officielle est l'Islandais, langue germanique issue du vieux Norrois, écrite en alphabet latin avec une utilisation importante d'accentuations sur les voyelles. Sa monnaie est la Couronne islandaise (króna). L'Islande ne fait pas partie de l'UE mais adhère, en revanche, à l'espace Schengen.


Région capitale (Höfuðborgarsvæðið)
- Reykjavík, balade sur le front de mer de la capitale (décembre 2019)

Région de l'Est (Austurland)
- Jökulsárlón, lagune glaciaire (novembre 2021)

Région du Sud-Ouest (Suðurnes)
- Blue Lagoon (novembre 2013)
- Cap de Reykjanesta (novembre 2019)

Région du Sud (Suðurland)
- Geysir, le champ géothermique (novembre 2019)
- Gullfoss, les chutes d'Or (mars 2020)
- Kerið, le cratère et son lac (novembre 2019)
- Skógafoss, décor cinématographique islandais (février 2024)
- Thingvellir, le parc (janvier 2014)



  Le parc national de Thingvellir et le parc national du glacier Vatnajökull, situés dans le Sud de l'Islande, sont classés par l'UNESCO au titre de patrimoine mondial naturel.



Carte satellite d'Islande (source Google)



Eau bouillante dans une "marmite" de Geysir


ISLANDE - Reykjavik - Le musée de plein air d'Árbær - Partie 2 sur 2

Musée de plein air d'Árbær à REYKJAVIK - Partie 2 sur 2

Mémoire architecturale de la capitale ****


Il s’agit du plus grand musée de plein air d'Islande. Il abrite une collection riche de bâtiments historiques, pour la plupart déplacés du centre-ville de Reykjavík. Mettant en valeur divers styles architecturaux, l’espace de plein air est composée d’une place, d’un village et d’un espace campagnard, offrant un aperçu de la vie et de l'environnement de Reykjavík aux XIXe et XXe siècles. Le personnel du musée, vêtu de costumes d'époque, participe aux événements et expositions et illustrant différents aspects de l'histoire de la ville. Il n'est pas rare de croiser des animaux de la ferme dans l'enceinte du musée.


Pour découvrir la première partie de la visite et en savoir un peu plus sur l'histoire du musée, veuillez cliquer ici SVP ! Et voici la suite de la découverte des bâtiments du site de plein air...


Plan du site


12 - Construite en tourbe et en pierre, la forge d'Árbær est érigée en 1963 à l'emplacement des ruines d'un ancien hangar. Inspirée des ateliers de forgerons typiques des campagnes, elle abrite des outils provenant d'anciens ateliers de la ville. Ce type de forge a perduré jusqu'au milieu du XXe siècle. Le fer y était chauffé dans une forge alimentée par un soufflet qui attisait le feu de charbon. Couteaux, ciseaux, fers à cheval et autres objets étaient fabriqués sur l'enclume.


La forge et les bâtiments de la ferme

La forge

La forge et les bâtiments de la ferme

13 - Le chalet scout est construit initialement à Lækjarbotn en 1920 par le club scout Væringjar. Premier chalet scout d'Islande, il était conçu pour les activités de plein air. Il est rebaptisé chalet Lækjarbotn. Ses murs principaux sont construits en tourbe et en pierre. Déplacé au musée de plein air en 1962, il est rénové en 1991 en collaboration avec le mouvement scout.


La châlet scout

14 - L'Écurie est l'une des cinq dépendances d'Árbær. Mesurant 10 m sur 8 m, elle est construite en tourbe et en pierre (murs et toitures compris), avec un panneau de bois sur le pignon Sud et des portes au Sud. On ignore sa date de construction initiale, mais elle figure sur une photographie datant d'environ 1900. En 1991, le toit s'est effondré, mais a été réparé.


L'écurie situe dans le même secteur que la maison scout

15 - Deux bergeries se trouvaient à l'est d'Árbær du temps des derniers habitants. On peut les apercevoir sur une photographie de la région datant de 1900Les murs, tant le mur principal que le mur pignon, étaient construits en pierres et en tourbe. Le toit était fait de bois flotté recouvert de tourbe. L'une des bergeries a été reconstruite et se situe à proximité du chemin sud du musée. L'autre bergerie, plus haut dans le champ, a disparu. Elle a été rénovée en 2019 : les murs ont été refaits en pierres et le toit renforcé.


La bergerie, située près du poulailler


16Construit vers 1820 et initialement situé à Vopnafjörður, dans le Nord-est de l'Islande, le grenier est l'un des deux entrepôts ayant appartenu à la compagnie commerciale Ørum & Wulff. Principalement utilisé pour l'importation de céréales, il fut par la suite affecté à d'autres usages. Il servit également de résidence au poète Kristján Jónsson durant les dernières années de sa vie, où il mourut en 1869. En 1975, alors que les maisons étaient menacées de démolition, le Musée national d'Islande les fit démonter et transporter à Reykjavík, où elles furent reconstruites au musée en plein air.

17La Maison de la Viande est le second des deux entrepôts ayant appartenu à Ørum & Wulff à Vopnafjörður, dans le Nord-est de l'Islande. Son nom provient des carcasses de viande qui y étaient entreposées pour l'exportation, mais on l'appelait parfois la Maison de la Laine car elle en contenait également. Tout comme le grenier, elle a été sauvée de la démolition en 1975 par le Musée national d'Islande, qui a transféré ces deux bâtiments historiques au musée en plein air.

18La Salle des Machines a été construite en 2019 comme espace d'exposition temporaire pour abriter deux machines à vapeur, qui ont toutes deux joué un rôle essentiel dans le développement de la capitale au cours du XXe siècle. L'une d'elles, Pionér, est une locomotive allemande (l'une des deux amenées en Islande) importée en 1913 pour la construction du port. L'autre est un rouleau compresseur à vapeur nommé Bríet, en hommage à la conseillère municipale Bríet Bjarnhéðinsdóttur.


La Maison de la Viande

Expositions de photos documentaires


19La foreuse à or fut achetée en Allemagne en 1922 pour l'extraction de l'or. Considérée comme très puissante à l'époque, elle pouvait forer jusqu'à 150 mètres de profondeur. Elle atteignit initialement 250 mètres avec le trépan d'origine, puis 700 mètres avec un autre trépan. L'exploitation cesse après deux ans, faute d'or. L'équipement est alors vendu à Reykjavík Energy et, en 1927, utilisé pour forer à la recherche d'eau chaude dans les bassins géothermiques de Reykjavík. L'objectif était d'étudier la possibilité d'utiliser l'énergie géothermique pour produire de l'électricité ou du chauffage urbain. Puisque l'énergie géothermique provenait de bassins d'eau et non de vapeur, il fut décidé de l'utiliser pour chauffer les habitations. La foreuse a été déplacée au musée en plein air en 1977.


La foreuse à or

20Le garage, reconstitution d'un atelier de réparation automobile fondé à Reykjavik en 1918, est le fruit d'une collaboration entre le musée, la Société automobile et l'Association des forgerons. L'exposition se divise en trois sections : réparation automobile, fabrication automobile et atelier de peinture. Les objets présentés dans le garage – les plus anciens datant de 1913 – proviennent presque tous de la capitale et de ses environs. Les plus récents datent des années 1950 environ. L'exposition a été inaugurée en 2000.


Le garage



Réparation au sein du garage (3 photos ci-dessus)


21Les bâtiments Miðhús sont construits en 1897 par le marin Jóhannes Benediktsson, à proximité du 43a, rue Lindagata, à l'emplacement d'une ancienne exploitation de tourbe du même nom. Le rez-de-chaussée comprend un hall d'entrée, trois pièces à vivre et une cuisine, tandis que l'étage supérieur dispose également de trois pièces à vivre et d'une cuisine. La toiture mansardée, également appelée toiture à pignon, optimise la hauteur sous plafond. Les bâtiments ont été transférés au musée en 1974.


La Miðhús




Quatre photos des intérieurs


22 La maison Ívarssel, qui se trouvait autrefois au 66b de la rue Vesturgata, est construite en 1869 par un pêcheur-agriculteur, qui lui a donné son nom. Elle fait partie des maisons dites « Selsbær », construites au XIXe siècle pour loger les ouvriers agricoles. La maison a été transportée au musée en 2005.

23La maison Nýlenda est érigée en 1883 à l'emplacement actuel de la rue Nýlendugata. Avant sa construction, une maison en tourbe du même nom se dressait au même endroit. C'est une maison à colombages, avec des murs principaux superposés et des pignons en bois. Transférée au musée en 1973, Nýlenda comprend un hall d'entrée, un séjour, une cuisine et un grenier. L'exposition actuelle vise à reconstituer les conditions de vie des ouvriers pauvres et de leurs familles à l'époque de la visite du roi Frédéric VIII de Danemark en Islande en 1907.




Trois des maisons Ívarssel (toit gris) et Nýlenda (toit rouge)

24La maison Hansen, à colombages de style dano-islandais, aurait été construite en 1823 et se trouvait auparavant au numéro 15 de la rue Pósthússtræti. Elle porte le nom d'un marchand dano-islandais qui y vécut jusqu'à sa mort en 1847. Teitur Finnbogason  y habita aussi un temps. L'aspect de la maison Hansen, la plus ancienne et la première à avoir été transportée au musée, a peu changé lors de son déplacement en 1960. Le rez-de-chaussée comprend trois pièces à vivre et une cuisine, récemment rénovées. Trois autres pièces se trouvent sous les combles.


La maison Hansen


25La maison Hábær construite en 1867, fut démolie puis reconstruite en 1887. Avec la maison Nýlenda, elle constitue un bel exemple de maison à demi-pierre conservée au musée. L'architecture de ces maisons était caractéristique de Reykjavík, avec souvent des murs principaux superposés et des toits en bois. L'époque de la construction en demi-pierre fut brève, la plupart des exemples datant des deux dernières décennies du XIXe siècle, bien que certains soient antérieurs. La maison Hábær a été transférée au musée en 1966.

26Le poulailler a été construit sur place en 1992. Il abrite généralement une dizaine de poules islandaises et un coq nommé Hreggviður. Par beau temps, les poules se promènent librement dans le parc du musée et adorent picorer du pain et d'autres céréales.

27Le hangar à treillis se trouvait à l'origine sur le terrain du cottage Kvöldroði, à Grímsstaðaholt, aujourd'hui intégré au quartier de Hagahverfi. Ce type de hangar était courant durant la première moitié du XXe siècle et servait à suspendre et sécher le poisson. Le hangar à treillis a été déplacé au musée en 1965.






Extérieurs et intérieurs de la maison Hábær (5 vues ci-dessus)

Les poules

Autre vue de la maison

28La maison située au 9, Þingholtsstræti, est bâtie en 1846 par un menuisier nommé. C'est une maison en bois de plain-pied, avec un toit haut, probablement construite avec des restes de bois provenant de la construction de l'École normale de Reykjavík en 1846. Elle comporte des rondins empilés entre des piliers verticaux. Cette méthode de construction, très dépendante du bois, est rare en Islande. Le rez-de-chaussée est divisé en quatre pièces, ainsi qu'un hall d'entrée. Deux salons se trouvent au Sud, tandis qu'une cuisine et un espace plus petit sont situés au Nord. La cuisine est équipée d'une cheminée à foyer ouvert reliée à deux poêles à bois. Après le décès du dernier occupant en 1945, la maison est temporairement transformée en cordonnerie. La maison a été déplacée au musée en 1969 et abrite désormais des expositions sur la fabrication de chaussures et le travail des orfèvres.


La maison Þingholtsstræti 9


Exposition intérieure (2 photos ci-dessus)


29La Maison Dillon est une maison à colombages de style dano-islandais construite en 1835. Elle doit son nom à son fondateur, un jeune anglo-irlandais de noble lignée qui y vécut durant le long hiver 1834. C'est là qu'il rencontra Sire Ottesen, une Islandaise, dont il tomba amoureux. Ne pouvant se marier, Dillon quitta le pays en 1835, mais légua la maison à Sire. Elle y ouvrit un restaurant, organisa des bals et loua des chambres. La Maison Dillon fut déplacée au musée en 1961, où elle abrite aujourd'hui le café du musée.


La Maison Dillon 


30La maison Efstibær est construite en 1883 sur un terrain. C'est une maison à colombages remplie de pierres entre les poutres en bois. La maison abrita principalement des ouvriers, des pêcheurs, des travailleurs et leurs familles. Le bâtiment est déplacé au musée en 1967.

31 - La Maison de Jardin est un petit pavillon construit en 1910 par l'avocat Oddi Gíslason et situé dans son jardin au 22, rue Laufásvegur. Il était courant à Reykjavik, avant et après le début du XXe siècle, de construire des pavillons de jardin similaires. Elle a été déplacée au musée en 1995.


La maison de jardin


En bref…
Les Scandinaves et Nordiques affectionnent les musées historiques en plein air dédiés à la préservation des bâtiments civils. Les Islandais remplissent ici le contrat avec un espace à la fois didactique et divertissant très réussi. Les photos de cet article ont été prise en octobre 2019.


Carte satellite situant le musée de plein air part rapport au centre de Reykjavik (source Google)


Accès
- Du centre de Reykjavik comptez 15 minutes de trajet en voiture. Le site est également desservi par la station Árbæjarsafn de la ligne 5 du bus.

La billetterie du musée, située au 62 rue Laugavegur, abrite une boutique. Le bâtiment du 4 rue Lækjargata héberge la confiserie traditionnelle.

Horaires :
Septembre-mai : 13h00-17h00
Juin-août : 10h00-17h00
Visites guidées tous les jours à 13h00

Tarifs d'entrée (2026) :
Adultes : 2 550 ISK.
Enfants (0-17 ans) et personnes handicapées : gratuit.
Étudiants (carte étudiante ISIC) : 1 550 ISK.


dimanche 22 février 2026

ISLANDE - Reykjavik - Le musée de plein air d'Árbær - Partie 1 sur 2

Musée de plein air d'Árbær à REYKJAVIK - Partie 1 sur 2

Mémoire architecturale de la capitale ****


Il s’agit du plus grand musée de plein air d'Islande. Il abrite une collection riche de bâtiments historiques, pour la plupart déplacés du centre-ville de Reykjavík. Mettant en valeur divers styles architecturaux, l’espace de plein air est composée d’une place, d’un village et d’un espace campagnard, offrant un aperçu de la vie et de l'environnement de Reykjavík aux XIXe et XXe siècles. Le personnel du musée, vêtu de costumes d'époque, participe aux événements et expositions et illustrant différents aspects de l'histoire de la ville. Il n'est pas rare de croiser des animaux de la ferme dans l'enceinte du musée.



Salles d'exposition à l'entrée du site

La place du village, de gauche à droite, les maisons 1, 7, 6, 5 et 4

Statue contemporaine an centre de la place


Plan du site


Historique

La collecte systématique de documents sur l'histoire de la ville a débuté au début des années 1940, jetant les bases des archives municipales. L'événement majeur fondateur fut l'acquisition, en 1945, par la ville, de 118 peintures et dessins de Reykjavik réalisés par l'évêque Jón Helgason (1866-1942). En 1947, le conseil municipal décide de fonder le Musée municipal de Reykjavik et d'organiser une exposition sur l'histoire de la ville en 1949, au sein du tout nouveau Musée national. En 1954, les Archives et la Collection historique de Reykjavik sont officiellement créées et installées dans des locaux dédiés. À la même époque, l'ancienne ferme d'Árbær, longtemps étape pour les voyageurs entrant et sortant de la ville, tombe en ruine. En 1957, le conseil municipal approuve la restauration de la ferme et la création d'un musée sur les bâtiments anciens. Le premier bâtiment transporté sur le site fut la maison du forgeron (Smiðshús), arrivée en 1960, suivie de la maison de Dillon, un an plus tard. Le site abrite aujourd'hui plus de 20 bâtiments. En 1968, le Musée historique de Reykjavik et le musée d'Árbær fusionnent pour former le Musée de plein air d'Árbær. En 2014, le Musée de plein air d'Árbær, l'Exposition sur la colonisation d'Aðalstræti, le Musée maritime de Reykjavík, le Musée de la photographie de Reykjavík et l'île de Viðey ont fusionné pour former le Musée de la Ville de Reykjavík. Cet ensemble muséal représente une source étoffée de documents et d'informations sur la culture et l'histoire de la ville. Le musée abrite environ 29 000 objets, près de 6 millions de photographies et quelque 4 000 documents relatifs à l'histoire et à la culture de la ville.


Voici le descriptif des premiers bâtiments du site :

1 - La maison Laugavegur 62 - accueil et tickets, auparavant située au 62, rue Laugavegur, cette maison fut construite en 1901 par le tailleur de pierre Gísli Þorkelsson. Au cours du XXe siècle, Laugavegur devint l'une des principales rues commerçantes de Reykjavík et, en 1923, un magasin d'articles coloniaux s'installe au sous-sol de l'immeuble, récemment surélevé. Au XXe siècle, elle abrita divers commerces (bureau de tabac, atelier de tapisserie, magasin de meubles et boutique de vêtements pour enfants). En 1978, la maison est déplacée au musée en plein air, où elle devient l'accueil du musée et la boutique de souvenirs.

2 - La Maison du Professeur, ou Læknabústaðurinn frá Kleppi, faisait autrefois partie de l'hôpital psychiatrique Kleppsspítali, construit en 1907. L'hôpital d'origine était une construction en bois, et la Maison du Professeur servait de résidence au médecin-chef et aux autres membres du personnel hospitalier, notamment les infirmières et les aides-soignants. Le bâtiment a été déplacé ici en 1978 et abrite aujourd'hui les bureaux du musée.

3 - Landakot - La maison ÍREn 1897, la congrégation catholique fit construire une église sur les champs de Landakot, la première depuis la Réforme. Cette église, consacrée au Sacré-Cœur de Jésus, est un exemple de maisons préfabriquées importées de Norvège aux XIXe et XXe siècles. Le bâtiment servit de salle de sport jusqu'au début du XXe siècle, date à laquelle l'Église catholique demanda à l'ÍR de le transférer sur un autre site à Reykjavík. En 2004, elle est déplacée au musée en plein air d'Árbær, et abrite désormais diverses installations, dont l'exposition de jouets.

4 - Suðurgata 7Cette maison, autrefois située au 7 rue Suðurgata à Reykjavík, fut construite en 1833 par un forgeron nommé Teitur Finnbogason. Il s'agit de la première maison à ossature bois de la ville et de la première maison de la rue. L'un des apprentis forgeron, achète l'atelier en 1859, puis la maison quelques années plus tard. En 1870, il fait construire une maison plus grande, à deux étages, au nord, accolée. Le toit de l'ancienne maison est ensuite relié à la nouvelle construction. En 1883, la partie la plus ancienne de la maison fut surélevée pour être au même niveau que la nouvelle construction. Cet ensemble est déplacé au musée en 1983.

5 - Le Lækjargata 4 est construit en 1852 au bord du ruisseau, en plein centre-ville, par un charpentier allemand arrivé en Islande en 1847 pour travailler à la restauration et à l'agrandissement de la cathédrale, il s'agissait de la première maison à deux étages de la ville. L'évêque d'Islande, Helgi Thordarsen, l'achète en 1856 et y transfère le siège épiscopal depuis Laugarnes. Il y vécut jusqu'à sa mort en 1867. Initialement plus petite, la maison à colombages fut agrandie vers 1870 par la construction de deux dépendances d'un étage, une à chaque pignon. Celles-ci sont ensuite démolies entre 1884 et 1890, et la maison est agrandie à ses deux extrémités pour lui donner son aspect plus moderne. Servant principalement de centre commercial. La maison est déplacée au musée en 1988. Malheureusement, une partie s'effondra lors du déménagement et dut être reconstruite sur le terrain du musée. Aujourd'hui, le bâtiment abrite des expositions, des salles de réception et la supérette du musée.

6 - La maison située au Kirkjustræti 12, était connue sous le nom de Líkn (Relief) au XXe siècle. Construite en 1848, elle était le deuxième édifice érigé dans cette rue après la cathédrale de Reykjavík. Elle fut bâtie avec des briques restantes des travaux de construction de la cathédrale, l'année précédente. En 1882, un étage supplémentaire en béton est ajouté. Halldór Kr. Friðriksson, qui y vécut une grande partie du XIXe siècle, était député. Finalement, il vendit son potager pour financer la construction du nouveau bâtiment. L'Université d'Islande a hérité du bâtiment en 1911. Entre 1941 et 1956, l'Association des infirmières des premiers secours y a exercé ses activités, notamment en réalisant des examens de dépistage. La maison abrite aujourd'hui des bureaux ainsi que des expositions temporaires et pédagogiques. Elle est transférée au musée en 1973.

7 - Garðastræti 9 : Au XIXe siècle, Reykjavik comptait de nombreux types de bâtiments, tels que des écuries, des remises et des dépendances, qui contribuaient au paysage urbain. Certains, comme l'écurie située à l'origine au numéro 9 de la rue Garðastræti, étaient assez hauts. L'âge de ce bâtiment est inconnu. Le bâtiment fut transformé en garage et atelierIl fut transféré au musée en 1982.

8 - La maison située au Laufásvegur 31 est construite en 1902. C'est une maison à colombages recouverte de tôle ondulée. Elle appartient à la génération de maisons préfabriquées de style chalet suisse, importées de Norvège à la fin du XIXe siècle et au début du XXe. Son premier propriétaire est un marchand qui y vécut avec sa famille jusqu'en 1967. Par la suite, le gouvernement britannique acquit la maison et, afin de libérer l'espace nécessaire à la construction de la nouvelle ambassade britannique, la donna au musée de plein air. Elle y est transférée en 1972 et devient la résidence de l'antiquaire municipal. Plus récemment, elle servit de bâtiment administratif. L'ambassade britannique fut finalement construite en 2000. Cette maison ferme actuellement le côté Nord de la place du village reconstitué.


A droite la Maison du professeur (2) et à droite, La maison ÍR (3) à gauche

La maison Suðurgata 7 (4)








Huit vues de l'intérieur préservé de la maison

La maison Lækjargata 4





Exposition à l'intérieur de la maison sur les soins hospitaliers et les objets de la vie quotidienne

La maison située au Kirkjustræti 12 (6), au Sud de la place

La maison Lækjargata 4 (5) vue du Sud et la maison  Laufásvegur 31 (8) à droite

Exposition d'ancien appareils photos

La maison Laufásvegur 31 (8) située au Nord de la place

Jardin potager situé à l'arrière de la maison Suðurgata 7 (4)

9 - L'église d'Árbær, consacrée en 1961, est construite avec du bois provenant de l'ancienne ferme de Silfrastaðir, à Skagafjörður. Ce bois avait lui-même été récupéré d'une ancienne église en tourbe, construite dans la même région en 1842. Remplacée par une nouvelle église en 1896, elle fut démolie et reconstruite à l'identique. Parmi les objets d'art de l'église figurent la chaire d'origine, un retable datant de 1720 et un lustre ancien. L'église est aujourd'hui un lieu prisé pour les cérémonies, notamment les mariages.

10 - La sacristie, construite en 1965, est toujours utilisée par les prêtres et les couples pour les cérémonies de mariage. On trouvait des bâtiments de ce style dans la capitale, mais ils étaient rares. Ce bâtiment en particulier s'inspirait de la sacristie du manoir d'Arnarbæli à Ölfus, qui s'était effondré lors d'un tremblement de terre en 1896.



Deux vues extérieures de l'église (9)

Intérieur de l'église

L'autel et le retable

L'harmonium

La sacristie (10)


En bref…

Les Scandinaves et Nordiques affectionnent les musées historiques en plein air dédiés à la préservation des bâtiments civils. Les Islandais remplissent ici le contrat avec un espace à la fois didactique et divertissant très réussi. Les photos de cet article ont été prise en octobre 2019.


Carte satellite situant le musée de plein air part rapport au centre de Reykjavik (source Google)


Accès

- Du centre de Reykjavik comptez 15 minutes de trajet en voiture. Le site est également desservi par la station Árbæjarsafn de la ligne 5 du bus.

La billetterie du musée, située au 62 rue Laugavegur, abrite une boutique. Le bâtiment du 4 rue Lækjargata abrite la confiserie traditionnelle.


Horaires :

Septembre-mai : 13h00-17h00

Juin-août : 10h00-17h00

Visites guidées tous les jours à 13h00


Tarifs d'entrée (2026) :

Adultes : 2 550 ISK.

Enfants (0-17 ans) et personnes handicapées : gratuit.

Étudiants (carte étudiante ISIC) : 1 550 ISK.


Suite de la visite :

11 - Les fermes d'Árbær sont les seuls bâtiments de musée encore debout à leur emplacement d'origine. S'il est difficile de dater précisément les maisons en tourbe, les plus récentes datent de 1891 à environ 1920. Certaines étaient construites en tourbe et en pierre, tandis que les plus récentes étaient en bois. Árbær fut habité jusqu'en 1948, date du départ du dernier résident. Les habitants, agriculteurs pratiquant l'élevage traditionnel, étaient pour la plupart locataires, la location étant courante en Islande. Pendant longtemps, Árbær se trouvait sur la route principale. Pendant des siècles, la route nationale menant à Reykjavík longeait la périphérie du village. Vers 1881, des auberges y ouvrirent leurs portes et étaient réputées pour leur hospitalité.


Les bâtiments de la ferme Árbær (11)




Les intérieurs du logis (4 photos ci-dessus)


Les bâtiments de travail (écurie et grange)



Deux des chambres à l'étage

La suite de la visite se découvre en cliquant ici sur le lien !