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mercredi 16 novembre 2016

EGYPTE - Le Nil

Le NIL égyptien
Le fleuve-dieu *****
 
Le Nil est le plus long fleuve d’Afrique et le plus long du monde ex-æquo avec l’Amazone en Amérique du Sud avec environ 6500 km. La longueur du Nil varie selon que l’on considère le Nil Bleu ou le Nil Blanc.


Magnifique souvenir du Nil à la tombée du jour à Assouan

Carte satellite du Nil égyptien

 
Le Nil Blanc
Nait en Ouganda près de Jinja de l’aval du lac Victoria (Kenya, Ouganda et Tanzanie), lui-même alimenté par plusieurs fleuves. Il se jette dans le lac Kyoga avant de bifurquer vers l’ouest et de former le lac Albert dans l’une de ses boucles. Le Nil appelé Nil Albert coule vers le nord pour atteindre le Sud-Soudan qu’il traverse. Il atteint ensuite le Soudan. À Khartoum, capitale du Soudan, il s’unit avec le Nil Bleu.
 
Le Nil Bleu
Il naît du lac Tana en Éthiopie et coule sur 1400 km jusqu’à Khartoum pour s’unir au Nil Blanc. En été les pluies des plateaux éthiopiens alimentent en grande partie les eaux du Nil.


Végétation sur les rives du Nil au sud de Louxor

L'un des nombreux bateaux de croisière qui sillonnent le fleuve

Le fleuve cerné de basses montagnes

 
Le Nil
Le Nil proprement dit traverse, en serpentant, le Soudan. Il perd beaucoup d’eau par évaporation et franchit plusieurs cataractes (rapides et chutes). La première cataracte est en fait la dernière dans le sens d’amont vers aval et se trouve immédiatement au sud d’Assouan en Égypte. Le Nil traverse ensuite toute l’Égypte du sud au nord et se termine dans la Méditerranée par un très large delta formé de deux bras principaux.



Jeux de végétation, de soleil et d'ombre sur les rives

 
Le Nil en Égypte
Divinisé par les anciens égyptiens qui l’appelaient iteru (jtrw), il prenait la forme du dieu Hâpy, dieu hermaphrodite à visage humain. La vie de l’ancienne Égypte était rythmée par la grande amplitude des crues du fleuve qui fertilisaient ses rives. La stabilité relative de la civilisation égyptienne sur 3 millénaires est probablement en partie le fait de l’existence du fleuve. Speke et Richard Francis Burton ont été les premiers occidentaux à apercevoir le lac qu’ils baptisèrent Victoria (hommage à la reine de Grande-Bretagne) et donc les sources du Nil Blanc en 1858.


Une felouque, embarcation typique à Assouan

Le désert qui encadre le Nil à Assouan, et le mausolée de l'Aga Khan III

 
La construction du haut barrage d’Assouan en 1970 a beaucoup contribué à limiter les crues du fleuve mais aussi l’apport de limons fertiles sur les rives du Nil en aval, donc quasiment sur toute la vallée du fleuve dans sa partie égyptienne.



Confrontation entre sable stérile et eaux fertiles

Coucher de soleil dans la tiédeur du Nil

 
En bref…
Une croisière sur le Nil, même de quelques jours, permet de découvrir, outre l’un des patrimoines archéologiques les plus riches du monde, un fleuve majestueux et des rives magnifiques. L'un des plus beaux voyages. Évitez l’été, la chaleur est étouffante dans le Sud de l’Égypte !


Tombeau de l'Aga Khan III et les felouques qui évoluent sur les eaux sacrées


vendredi 22 juillet 2016

ÉGYPTE - Index des articles

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Haute-Égypte

- Le Nil égyptien (novembre 2016)
- Temples d'Abou Simbel (août 2014)

Découvrez également des photos d'Égypte dans la catégorie :

 Les monuments de Nubie d'Abou Simbel à Philae sont classés au patrimoine mondial par l'UNESCO.


Le Nil et ses felouques à Assouan, Haute Égypte


samedi 26 septembre 2015

EGYPTE - Temple d'Horus à Edfou

Le temple d’HORUS à EDFOU
Sanctuaire du dieu-faucon *****
 
C’est un temple de l’époque ptolémaïque (période de domination macédonienne-grecque de l’Égypte,  faisant suite à la conquête du pays par Alexandre le Grand). Sa construction aurait débuté vers -237, sous Ptolémée III Évergète, et aurait été achevé près de 180 ans plus tard. Les grecs appelaient le sanctuaire Apollinopolis Magna par identification d’Horus au dieu solaire Apollon.

  
Le pylône de la façade du temple derrière des restes de déblaiement
 
 


Vues du Mammisi en avant du pylône

 
Le temple est voué au culte d’Horus en raison d’un culte déjà enraciné dans la ville au moment de la construction du temple. Horbehedety est le nom égyptien de cette représentation d’Horus (Behedet étant le nom d’Edfou en égyptien). Le sanctuaire d’Edfou est le deuxième en taille de tout le pays, après celui de Karnak (qui le devance malgré tout de très loin !). Bâti en grès, son état d’excellente conservation est en partie dû à son caractère assez récent comparé aux autres constructions de l’Égypte antique. Le temple, longtemps ensablé, a été dégagé par l’égyptologue français François Auguste Ferdinand Mariette vers 1860.
 
  
Vue générale du pylône de façade
  
Le massif gauche du pylône représentant le roi face à Horus à droite
  
Le massif droit représentant les mêmes personnages, dont Horus avec la double-couronne

 
Le Mammisi
Est un sanctuaire secondaire situé en avant du pylône du temple principal. Dédié aux récits des naissances divines, ils sont souvent, par analogie, des allégories de la renaissance du pouvoir royal du pharaon.
 
Le pylône
Formant la façade du temple et haut de 36 mètres, il est orné de reliefs montrant le roi et des dieux, en particulier Horus et son épouse Hathor. Les deux massifs du pylône, faisant face au sud, couvrent une largeur de près de 80 mètres ! Des ornements figurent aussi sur le revers extérieur des pylônes et sur la face intérieure donnant dans la cour. L’entrée du temple est gardée par deux statues de faucons.
 
  
Le linteau de la porte d'accès au temple : On note les deux cobras, symboles du nord, encadrant le disque solaire portant les ailes de vautour, symbole du sud
  
Le dieu-faucon gardant la porte du temple
 
 
La cour péristyle
Ornée de colonnes sur trois côtés. Une statue d’Horus coiffée des couronnes de Haute et de Basse-Égypte en granite garde l’entrée de la salle hypostyle.
 
Les salles hypostyles
La grande salle hypostyle en précède une seconde. Le plafond, toujours présent de nos jours, s’abaisse à mesure que l’on approche du cœur du sanctuaire, entretenant une ambiance mystérieuse. La seconde salle comprend des chambres annexes dédiées aux offrandes.
 
  
Horus gardant l'accès de la Grande salle hypostyle
  
  Chapiteaux des colonnes de la Grande salle hypostyle
  
Les colonnes ornées de la salle hypostyle

 
Le saint-des-saints
On pénètre dans sa salle centrale en traversant une salle d’offrandes. Un naos en granite gris hébergeait la statue du dieu Horus. Il porte le nom de Nectanébo II, pharaon de la XXXe dynastie. Une copie de barque sacrée en bois a été installée juste en avant du naos et rend bien l’impression sacrée que le lieu devait avoir il y a plus de 2000 ans.
 
 



Forêt de hiéroglyphes, de scènes royales et divines dans les salles du temple

 
Le déambulatoire
Autour du saint-des-saints, un déambulatoire en "U" offre des fresques exceptionnelles de par la qualité de leur réalisation, leur état de conservation et leur intérêt historique. On peut y voir des scènes de luttes et de victoires du dieu solaire Horus sur le dieu maléfique Seth. On y accède par la seconde salle hypostyle ou bien par la cour péristyle.
 
  
Le Saint-des-saints contenant la barque sacrée et son naos en granite
 


Les très riches scènes du déambulatoire, malheureusement martelées par les coptes

 
En bref…
Bien qu’assez tardif, le temple d’Edfou est l’un des temples majeurs d’Égypte. C’est aussi le mieux conservé. Un incontournable du pays !
 
  
Hiéroglyphes du déambulatoire
  
Scarabée sacré Khepri
  
Nilomètre dont l'accès est situé dans la galerie droite du déambulatoire

 
Situation
-Edfou se trouve au bord du Nil, sur sa rive gauche. La ville se situe à 120 km au sud de Louxor et 115 km au nord d’Assouan par la route.
-Le temple de Khnoum à Esna est situé sur la route de Louxor à Edfou.
-Le temple de Sobek à Kôm Ombo se situe sur le chemin d’Edfou à Assouan.
 
  
Carte satellite de Haute-Égypte avec la situation des temples
  
Le Mammisi à l'extérieur du temple principal


mercredi 12 août 2015

EGYPTE - Les Temples d'Abou Simbel

Les temples d’Abou Simbel 
Perles de Nubie *****  
 
Mondialement connus, les deux temples d’Abou Simbel se situent dans l’extrême sud de l’Égypte (Haute-Égypte) au bord du lac Nasser et à quelques kilomètres de la frontière entre Égypte et Soudan. Les temples initialement creusés dans des montagnes sacrées sont dit de type spéos ou hémi-spéos (creusés dans la roche comme une grotte).

  
 Le Grand Temple de Ramsès II et ses 4 colosses, regardez la taille des visiteurs à leur pieds !

 
Un peu d’histoire
Les deux temples ont été bâtis sous le règne du très puissant Ramsès II aux alentours de -1278 av JC. Ramsès II (Ramessou Mériamon), fils de Séthi Ier et époux de Néfertari (épouse préférée du roi), régna probablement pendant près de 70 ans et fut l’un des bâtisseurs les plus productifs de l’Égypte antique. Ramsès à dédié le plus grand des deux temples à quatre divinités : Ptah, Amon-Rê, Rê-Horakhty et lui-même...
 
 
Les quatre géants de la façade

Le dieu solaire Horakhty coiffé du disque solaire surmonte la porte du temple

 
Localisation du site
Initialement un peu plus à l’est, la formation du lac Nasser due à la construction du deuxième barrage d’Assouan menaçait d’engloutir les deux temples. Les temples ont été déplacés et reconstruits sur leur site actuel au bord du lac tout près de la frontière soudanaise, dans la région de Nubie.


 

Vues des statues de Ramsès du pylône gauche

 
Le Grand Temple de Ramsès II
La façade impressionne par la présence des quatre statues géantes de Ramsès. Les quatre colosses mesurent plus de 20 mètres de haut. Le deuxième (en partant de la gauche) est brisé dans sa partie haute. À l’intérieur se trouve le sanctuaire. On y accède par une salle (pronaos) hypostyle à piliers osiriaques d’environ 7 mètres de haut (Ramsès est représenté sous la forme du dieu Osiris, roi des morts) sur laquelle s’ouvrent des salles latérales. Les parois sont ornées de scènes religieuses et de scènes de batailles. On accède ensuite au « naos », après avoir traversé une autre salle hypostyle intermédiaire à 4 piliers. Le saint-des-saints contient 4 statues (sans réel naos) de gauche à droite : Le dieu Ptah (dieu de l’obscurité et des arts), Amon-rê (Roi des dieux et dieu solaire), Ramsès II, et Horakhty (dieu faucon solaire associé à Rê). Deux fois par an se produit le miracle du soleil : Un rayon de lumière vient balayer les 3 statues de droite (dieux solaires) en épargnant Ptah (dieu de l’obscurité).

 

Les deux colosses de droite et la reine à leurs pieds

 
Le Petit Temple de Néfertari
De dimension plus modeste, il se trouve à environ 150 mètres au nord du Grand Temple. Il est dédié, fait exceptionnel, à l’épouse royale Néfertari (associée à la déesse nourricière Hathor). La façade creusée dans la roche est sculptée deux statues de Néfertari, chacune encadrée de deux statues de Ramsès II de taille quasi-identique à celle de la reine (fait exceptionnel également). L’intérieur comprend une salle hypostyle à six piliers à chapiteaux à l’effigie de la déesse Hathor. En traversant un vestibule on accède au saint-des-saints du temple. Celui-ci est décoré d’un relief représentant Hathor et le souverain.
 
  
Vue générale du Petit Temple dédié à Néfertari et Hathor
  
La reine encadrée de deux représentations de Ramsès

La reine et son roi (pilier de droite)

 
Le sauvetage des temples
Supervisés par l’UNESCO, ces travaux peuvent être qualifiés de pharaoniques. En effet, menacés par les eaux du lac Nasser (nouvellement formé par la construction du deuxième barrage d’Assouan), les temples ont été découpés en blocs avant d’être rebâtis un peu plus en hauteur, à l’abri de l’eau. Les travaux, financés à la fois par le gouvernement égyptien et des dons internationaux sous l’égide de l’UNESCO, ont débutés en 1964-1965. Élevés de plus de 60 mètres, des dômes de bétons ont été coulés pour permettre de former les nouveaux sites permettant d’accueillir les temples. Le nouveau site fut inauguré en septembre 1969.
 
  
Néfertari et Ramsès II réunis depuis près de 3300 ans !

 
En bref…
Ils figurent parmi les temples les plus emblématiques de l’Égypte à la fois de par leur histoire antique et leur histoire moderne. Ils sont également l’une des œuvres majeures de l’un des plus célèbres pharaons : Ramsès II. Malheureusement la prise de photos n’est actuellement plus autorisée à l’intérieur du temple… Je n'en ai donc pas à présenter ! Les temples nubiens d'Abou Simbel sont, bien sûr, classés au patrimoine mondial de l'UNESCO.
 
  
Carte satellite de la région désertique d'Abou Simbel

 
Accès et sécurité...
Attention, même si le site est très sécurisé, s’y rendre d’Assouan en véhicule se fait en général sous escorte de l’armée égyptienne, afin d'éviter de potentielles attaques des intégristes qui sillonnent parfois la région. Cette info date d’avant la Révolution égyptienne de 2011. Qu’en est-il actuellement ? Se renseigner auprès du ministère des affaires étrangères français et des instances égyptiennes. Il est de toutes façons déconseillé de s’y rendre en véhicule personnel… On peut également arriver sur le site par avion (aéroport sur place), c'est plus sûr mais pas forcément bon marché !