jeudi 2 juin 2022

CANADA - Alberta - Le lac Moraine du parc national de Banff

Le Lac MORAINE du parc national de Banff, sous la neige

Star des Rocheuses canadiennes****


Pour lire l'introduction sur le parc national de Banff en préambule, vous pouvez cliquer ici !

Le Lac Moraine est une étendue d’eau d’environ 50 hectares située à 1 884 mètres d’altitude dans la Valley of the Ten Peaks (Vallée des Dix Pics) du Parc national de Banff en Alberta à proximité de Lake Louise. Ses eaux bleu azur, dont la couleur est due à la farine de roche dissoute, sont alimentées par le glacier Fay et le ruisseau Larch (Mélèze). La profondeur du lac est assez faible (maximum 14 mètres). Son niveau maximum (crête) est en général atteint en juin. Son ruisseau émissaire s’appelle également "Moraine".


Tempête de neige un premier octobre surprenant les visiteurs !



Le lac dans son cadre rocheux noyé de neige (deux clichés ci-dessus)




Malgré la neige, on distingue cependant sa couleur azurée (trois photos ci-dessus)


La zone autour du lac compte plusieurs sentiers de marche ouverts selon la météo et les saisons. Le sentier le plus souvent emprunté par les visiteurs est celui de Rockpile. Il mesure environ 300 mètres de long, avec un dénivelé de 24 mètres. La vue sur le lac depuis le sommet de l'amas de pierres est l'un des endroits les plus photographiés de tout le Canada. Cette vue des montagnes derrière le lac dans la vallée des Dix Pics est connue sous le nom de « vue de vingt dollars ». En effet, le lac Moraine figurait au verso des éditions de 1969 et 1979 du billet canadien de vingt dollars. Le long du même départ de randonnée, débute le sentier Consolation Lakes. Il mesure environ 3 kilomètres de long, avec un dénivelé de 90 mètres. En atteignant les lacs Consolation, les randonneurs peuvent continuer jusqu'au lac supérieur, qui n'est pas visible depuis l'extrémité du lac inférieur. Près des quais de canoë de Moraine Lake Lodge, il y existe un autre départ, qui concerne deux sentiers. L'un se divise en quatre branches différentes formant un total de cinq pistes (Moraine Lake shore Trail, Eiffel Lake, Wenkchemna Pass, Larch Valley, and Sentinel Pass). Il existe des itinéraires d'alpinisme : antre autres, celui qui conduit au refuge Neil Colgan et qui peut être atteint en 8 à 12 heures en gravissant la route Perren à partir du lac.






Le lac vu depuis le sentier de Moraine Lake shore Trail (cinq vues ci-desssus)


En bref…

Il s'agit du lac le plus emblématique des Rocheuses canadiennes, ici sous la neige. Les photos prises le premier octobre 2018 illustrent le paysage sous une tempête de neige précoce et inopinée qui nous a empêché de nous éloigner des rives du lac. Même la piste Lake shore était très glissante, et nous ne l’avons parcouru que partiellement. Les images du lac enneigé au tout début de l’automne restent gravées sur nos disques durs et dans nos mémoires. Le parc des Rocheuses canadiennes, dont celui de Banff, est inscrit au patrimoine mondial par l’UNESCO en 1984.


Vue satellite du secteur du parc des Rocheuses canadiennes (source Google)


Plan du secteur de Lake Louise (site officiel du parc)


Accès

On rallie facilement le Lac Moraine depuis le village de Lake Louise par une piste aménagée de 14 km (moins d’une heure de route) ou bien de la petite ville de Banff (Alberta) en environ 1h40 et 70 km, par la route Transcanadienne (n°1) en direction de l’Ouest et en longeant la rivière Bow.


Les épineux enneigés forment un cadre naturel au lac


La neige qui courbe les branches



lundi 30 mai 2022

FRANCE - Centre-Val de Loire - L'abbaye de Noirlac - Partie 2 sur 2

L’abbaye de NOIRLAC - Partie 2 sur 2

Berry cistercien****


Il s’agit d’une abbaye cistercienne très bien conservée et à l’architecture harmonieuse, située dans le village de Bruère-Allichamps dans le Sud du Berry, dans le département du Cher (18). Pour découvrir la chronologie de son histoire et la première partie de la visite (extérieurs et cloître), cliquez ici SVP ! Elle se poursuit ici...


Le cellier

Il débouche dans la galerie occidentale du cloître. L’autosubsistance et la gestion de l’abbaye était assurées par le travail des convers (laïcs menant une vie religieuse). Le cellier servait à la conservation des denrées alimentaires gérées par les convers. L’étroitesse des ouvertures dans les parois permettait de maintenir une température relativement stable et une obscurité propice à la conservation.


Le cellier aménagé pour un évènement


Culot à la base des arcs d'ogive


L’église abbatiale

De style dépouillé cistercien, son architecture évoque l’ascèse imposée par la Règle. La lumière entre par les différentes fenêtres dont certaines sont pourvues de vitraux contemporains discrètement colorés proches des grisailles (de Jean-Pierre Raynaud et Jean Mauret). Le chœur, qui prolonge la nef, est divisé en trois sections : celle des convers, celle des malades et celle de moines. La « Porte des Morts », dans le croisillon Nord du transept donnait accès au cimetière.


La nef de l'abbatiale en direction du chœur



Croisillons du transept (deux vues ci-dessus)


Niches murales


La voûte à croisées d'ogives


La nef vue depuis le transept


La salle capitulaire

La construction de la salle capitulaire, de style bourguignon, est contemporaine de celle du chevet de l'église. Elle donne dans la galerie orientale du cloître. Le cloître définitif plus vaste que le premier (deuxième moitié du XIIe siècle) a remplacé ce dernier à partir de 1250 (construction échelonnée sur plus d’un siècle). N’étaient autorisés à entrer dans cette salle que les moines ayant droit au chapitre (les moines de chœur par oppositions aux convers). Les abbayes cisterciennes sont autonomes entre elles et ne dépendent directement que du Pape bien que l’abbaye mère de Cîteaux garde un lien privilégié avec ses « filles ». La population de moines réguliers s’est élevée à une cinquantaine à la fin du XIIe siècle. Vers 1530, Noirlac passe sous Commende royale et l’abbé, dit commendataire, est nommé par le roi. A côté de la salle du chapitre, accolé au passage voûté, se trouve le parloir.


La salle capitulaire qui s'ouvre dans la galerie orientale du cloître


La salle des moines

Aile située dans l’angle Sud-est du cloître, qui abritait la vie matérielle des moines, elle servait aussi de scriptorium aux copistes. Un chauffoir y était installé, donnant un peu de confort en hiver. Le travail de copie représentait un labeur particulièrement fastidieux. La livraison d’un ouvrage pouvait prendre un an, temps nécessaire à l'achèvement toutes les étapes de réalisation.


La salle des moines


Le réfectoire

Il comprend des voûtes sur croisées d’ogives qui culminent à 9 mètres de haut avec un plan en vaisseau à 4 travées. Les moines y prenaient leurs repas et collations. Ils y gardaient le silence, seule était autorisée la lecture de passages des Saintes écritures. Les fruits et légumes accompagnaient le poisson dans les menus. Un étage avec chambres d’hôtes est ajouté à la salle au XVIIIe siècle.


Cheminée dans un couloir en direction du réfectoire


Les baies du réfectoire


Escalier donnant accès à l'étage du dortoir des moines


Le dortoir des moines

Situé à l’étage, il a subi des modifications importantes au cours des siècles, en particulier en 1712 (suppression de l’infirmerie qui lui était accolée). Les moines, habillés, dormaient sur un lit de planches et une paillasse (bat-flanc). Avant la Révolution, les quelques moines encore présents avaient emménagé dans des chambres individuelles bien plus confortables. Des terrasses attenantes surplombent le cloître depuis l’étage.


Le corridor du dortoir des moines, à l'étage



Deux vues des chambres privatives des moines


Les baies du corridor


Le dortoir des convers

A l’étage également, ce dortoir réservé aux convers devient un grenier au XIIIe siècle. Cette salle se prolonge par un ensemble fortifié pourvu d’un donjon défensif datant du XVe siècle. Les abbés commendataires emménagent dans cette aile au XVIe siècle avant de partir pour un autre logis à Saint-Amand-Montrond en 1703 (Musée Saint-Vic). La charpente est un ajout tardif.


La charpente en berceau du dortoir des convers 


En bref…

Monument majeur du Berry, l’abbaye de Noirlac marque les esprits par l’homogénéité de son style et le bon état de conservation de ses bâtiments, malgré les démolitions et modifications qui ont jalonné son histoire. Lieu vivant, elle accueille, encore de nos jours, des évènements et des expositions culturelles. Les photos de cet article ont été prises en juin 2017.


Carte satellite situant l'abbaye de Noirlac (source Google)

Accès

- De Bourges (18) comptez environ 35-40 minutes et 42 km de trajet pour rejoindre Bruère-Allichamps (18) près de Saint-Amand-Montrond par l’A71.

- De Châteauroux dans l’Indre (36), 1h00 de route et 70 km environ par la D925.


Horaires

Du 1er fév. au 31 mars et du 2 nov. au 23 déc. : tous les jours, 14h - 17h

Du 1er avr. au 1er nov. : tous les jours, 10h - 18h30

Tarifs (2022)

Visite libre ou guidée du monument

Plein tarif : 7 € / Tarif réduit : 4,50 € / Moins de 12 ans : gratuit


La cour, au Sud du cellier


L'escalier extérieur, à droite du passage vers le cloître, et qui donne accès à l'étage supérieur du cloître


Le cloître vu des terrasses, depuis l'angle Nord-est


La façade Sud de l'abbatiale


L'angle Nord-est du cloître avec l'abbatiale et la salle capitulaire


dimanche 29 mai 2022

FRANCE - Centre-Val de Loire - L'abbaye de Noirlac - Partie 1 sur 2

L’abbaye de NOIRLAC - Partie 1 sur 2

Berry cistercien****


Il s’agit d’une abbaye cistercienne très bien conservée et à l’architecture harmonieuse, située dans le village de Bruère-Allichamps dans le Sud du Berry, dans le département du Cher (18).


Chronologie (d’après le site officiel de l’abbaye)

1135-1136 : installation de la première communauté cistercienne au lieu-dit « la Maison-Dieu ».

Avant 1150 : donation d’Ebbe de Charenton au profit des moines. La construction d’une abbaye peut enfin être envisagée.

1189 : confirmation de la donation par un acte notarié. L’abbaye prospère. Elle perçoit dîmes, rentes et revenus seigneuriaux.

1290 : l’abbaye prend le nom de Noirlac.

1423 : pour la protéger des bandes armées qui ravagent la campagne, l’abbaye est fortifiée. Elévation d’un donjon, ceinturé de douves, dans le prolongement du cellier.

Fin du XVe siècle : la communauté de Noirlac traverse une crise morale profonde. On signale un moine apostat ainsi qu’un meurtrier.

1530 : Noirlac tombe en commende. L’abbé sera désormais nommé par le Roi hors de la communauté.

1651-1652 : les bâtiments sont gravement endommagés dans les combats opposants troupes royales et partisans du Prince de Condé (propriétaire de la forteresse de Montrond assiégée pendant onze mois).

1730 : travaux de reconstruction. L’aile des moines est profondément remaniée.

1791 : vente de Noirlac au titre des Biens Nationaux.

1822 : transformation en manufacture de porcelaine, qui sera rattachée à partir de 1854 au groupe porcelainier de Foëcy (Pillivuyt). Les bâtiments conventuels abritent ateliers, logements, fours et entrepôts.

1894 : première remise en état. Elimination des installations industrielles.

1909 : acquisition par le département du Cher (18).

1918 : campement à Noirlac du corps expéditionnaire américain.

1936 : Noirlac abrite des réfugiés républicains espagnols.

1939 : Noirlac abrite les vieillards de l’hospice de Saint Amand.

1950 : lancement de la restauration sous la conduite des architectes des bâtiments de France Ranjard et Lebouteux.

1980 : fin du chantier de restauration.

2001 : réfection des terrasses et création d’un escalier en pierres.

2008 : labellisation nationale de l’abbaye en Centre Culturel de Rencontre.


L’architecture de Cîteaux (les voûtes d'ogives et les arcs- boutants) font leur apparition dans la région grâce à la construction de Noirlac. Les bénédictins importent l’organisation architecturale et leur mode de vie dans ces lieux. L’organisation des bâtiments répond au besoin du quotidien matériel et spirituel de ses occupants. L’église abbatiale, au Nord, domine le reste des bâtiments conventuels. Elle est le premier élément construit de l’abbaye. Elle comporte un chevet plat, des retombées de voûtes sur des culots coniques renversés. Des vitraux ont été ajoutés en 1976 (Jean-Pierre Raynaud et Jean Mauret). L’ensemble est complété par les jardins, les communs et bien sûr les murs d’enceinte. L’ancienne entrée se situait jusqu’au XVIIIe siècle, à l’emplacement du porche qui enjambe la route.


Arrivée à l'abbaye


Deux vues de la cour avec le cellier à gauche, l'escalier au centre et le réfectoire à droite

Façade occidentale de l'église abbatiale, à l'angle du cellier


Le cellier

Allée d'arbre du parc


Le cloître

Eléments central de l’abbaye, c’est autour de lui que toutes les salles gravitent. Son accès était réservé aux religieux. La présence d’un jardin en son sein permettait aux moines réguliers d’atteindre l'état de méditation nécessaire. Le silence, imposé par la Règle, y était de mise. Une sépulture, découverte au XIXe siècle, contenant les restes d’un moine en robe de bure marron correspond peut-être à la tombe de l’abbé Robert, fondateur de l’abbaye. La galerie Nord communique avec l’église abbatiale, la galerie de l’Est avec la salle capitulaire, la galerie Sud avec le réfectoire et celle de l’Ouest avec le cellier.


Centre du cloître vu depuis la galerie occidentale


Galerie occidentale, le cellier est à gauche


Angle Sud-ouest et galerie Sud


Galerie Sud et baies bigéminées


Angle Sud-ouest et galerie occidentale



Installation contemporaine (2017) jouant sur la dualité "Divin" et "Démon" (Deux vues ci-dessus)


Baie quadrigéminée


Le centre du cloître vu depuis la galerie Nord


Galerie Nord du cloître


Galerie occidentale


En bref…

Monument majeur du Berry, l’abbaye de Noirlac marque les esprits par l’homogénéité de son style et le bon état de conservation de ses bâtiments, malgré les démolitions et modifications qui ont jalonné son histoire. Lieu vivant, elle accueille, encore de nos jours, des évènements et des expositions culturelles. Les photos de cet article ont été prises en juin 2017.


Carte satellite situant l'abbaye de Noirlac (source Google)


Accès

- De Bourges (18) comptez environ 35-40 minutes et 42 km de trajet pour rejoindre Bruère-Allichamps (18) près de Saint-Amand-Montrond par l’A71.

- De Châteauroux dans l’Indre (36), 1h00 de route et 70 km environ par la D925.


Horaires

Du 1er fév. au 31 mars et du 2 nov. au 23 déc. : tous les jours, 14h - 17h

Du 1er avr. au 1er nov. : tous les jours, 10h > 18h30

Tarifs (2022)

Visite libre ou guidée du monument

Plein tarif : 7 € / Tarif réduit : 4,50 € / Moins de 12 ans : gratuit


L'allée arborée du parc, à l'Est


Aile de la Salle des Moines (angle Sud-est)


Le parc et son allée d'arbres


L'arche de l'ancien porche



La visite se poursuit en cliquant ici !