dimanche 2 mai 2021

FRANCE - Paris - Église Saint-Étienne-du-Mont - Partie 2 sur 2

Église SAINT-ÉTIENNE-du-MONT - Partie 2 sur 2

La châsse de Sainte Geneviève ****

(Version avril 2021)


Afin de découvrir l'historique de l'église et la première partie qui lui est consacrée veuillez cliquer ici SVP ! Autrement, vous pouvez continuer à découvrir, ci-dessous, la visite des intérieurs...


La chapelle Sainte-Geneviève

Autre trésor de l’église, la chapelle néo-gothique qui abrite la châsse de la sainte date de 1853. Située au-delà de la porte Sud du déambulatoire, elle contient des restes de pierres du sarcophage et seulement une partie des restes de Sainte GenevièveEn effet, les reliques ont été en partie détruites au cours de la RévolutionLes vitraux de la chapelle (réalisés en 1869) retracent sa vie. 


Le Sud du déambulatoire, à droite, la chapelle


La travée orientale contenant l'autel


La travée occidentale hébergeant la châsse


La châsse et son dais


La châsse de Sainte Geneviève


Le dais et les vitraux


L'autel de la chapelle


Les vitraux retraçant la vie de Geneviève


Vue large de la travée orientale de la chapelle


Le déambulatoire et le chœur

Le chœur se trouve au-delà du jubé. Le déambulatoire ceint le chœur. Il donne accès aux chapelles rayonnantes, dont celle de Sainte Geneviève, et comporte encore des vitraux d’origine et contemporains de sa construction.


Le chœur et son maître-autel, lieu de prière protégé par le jubé

L'arc Sud du déambulatoire, la chapelle Sainte Geneviève est à droite


Tableau dans le déambulatoire Sud

Chapelle rayonnante qui donne accès à la Galerie du Charnier


L'élévation des colonnes du chœur depuis le déambulatoire


La chapelle de l'abside et son autel dédié à la "Mater Misericodiae"


La coupole de l'abside


Deux tableaux de la chapelle de l'abside sur le thème des Rois-mages et de l'Annonciation


La galerie du Charnier

La galerie dite « du Charnier », en référence à la présence d’un cimetière dans la cour de l'ancien cloître, héberge elle aussi, une collection de vitraux (début XVIIe siècle) réalisés grâce à la technique de la peinture sur verre (et non pas par coloration dans la masse). Il n’en subsiste qu’environ la moitié. Le thème de l’Eucharistie en est le fil conducteur. On accède à la galerie par un corridor depuis le déambulatoire. Une chapelle, alignée dans l'axe de l'abside, est annexée à la galerie.


La chapelle de la galerie du Charnier (angle Nord-est)


Fresque en médaillon au plafond de la chapelle, sur le thème de la Trinité


Mur Nord de la chapelle avec ses fresques hautes

Maître-autel de la chapelle


La Galerie du charnier (en bas) vue depuis sa chapelle


La galerie et ses vitraux


Les personnages célèbres

Blaise Pascal (1623-1662), mort sur le territoire de la paroisse de l’église, y repose et les cendres de Jean Racine (1639-199) ont été transférées de l’abbaye Port-Royal à Saint-Étienne-du-MontFrédéric Ozanam réunit la première Conférence de la Société de Saint-Vincent-de-Paul fondée en 1833 dans la paroisse de Saint-Étienne. Jean-Paul II le béatifia en 1997 sur le même site.


Hommage à Frédéric Ozanam dans une chapelle latérale


En bref…

Le jubé finement ouvragé constitue un exemple suffisamment rare pour justifier la visite de l'église. La chapelle et la châsse de Sainte Geneviève représentent aussi un autre motif valable de visite du site. Elle offre également à voir de très beaux vitraux, et la luminosité qui y règne par temps clair donne une atmosphère particulière à cet édifice religieux. Son passé historique est riche de près de six siècles. Les photos de cet article ont été prises en novembre 2018.


Carte satellite situant l'église dans Paris (source Google)


Informations pratiques

Au cœur de Paris, l’église se trouve sur la place éponyme, extension de place du Panthéon. On y accède par les stations de métro Cardinal Lemoine ou Maubert-Mutualité sur la ligne 10, on peut également la rejoindre par le RER B à station Luxembourg. Les stations Jussieu et Place Monge sur la ligne 7 sont également assez proches.


A proximité on pourra également découvrir

-Le célèbre Panthéon (maintenant restauré)

-Le non moins célèbre Lycée Henri IV et sa tour Clovis

-La bibliothèque Sainte-Geneviève

-La pittoresque rue Mouffetard et sa place de la Contrescarpe

-La arènes de Lutèce

-Un peu plus loin, le boulevard Saint-Michel et les jardins du Luxembourg


Retour à la nef et aux chapelles des collatéraux...


Tableau de "Pietà" dans une chapelle latérale

Les fonts baptismaux et la statue de Jeanne d'Arc

Détail des fonts baptismaux


Tableau consacré à la Sainte Famille dans une chapelle latérale


Tableau sur le thème de la Dormition de la Vierge (?)


Chapelle latérale et son vitrail sur une variante de "Multi sunt vocati, pauci vero electi" (Beaucoup sont appelés, mais peu sont élus)


La mise au tombeau dans une chapelle latérale à droite. Groupe sculpté en terre cuite polychromée, seconde moitié du XVIe siècle (transférée en 1825)


Tableau d'une chapelle latérale


Statue du Christ dans une chapelle latérale qui lui est dédiée


Vitrail "Voici ce cœur qui a tant aimé les Hommes" sur le thème de la Cène, dans la même chapelle


Vitraux, à gauche, "La mort de Joseph" par Pizzagalli


Vitraux des fenêtres hautes du collatéral Nord

Chaire sculptée baroque de 1651 (nef)


Détail de la chaire sculptée par Lestocard : Sanson


8 commentaires:

  1. Un article qui poursuit parfaitement la visite ! Ça donne envie de découvrir ou redécouvrir ce lieu.

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  2. Quelle belle visite à l'intérieur de l’Église Saint-Etienne-du-Mont! Nous avons déjà admiré le splendide jubé et l'orgue dans la première partie et cette deuxième partie consacrée en grande partie à Sainte-Geneviève nous éblouit pour diverses raisons : la beauté de la chapelle, la châsse précieuse, les vitraux, les verrières et les vitres émaillées, la chaire sculptée, tant de trésors mis à l'honneur, ponctuée par les flammes rouges des petites bougies, les belles peintures et les sculptures.

    L’Église Saint-Etienne-du-Mont est réputée pour ses vitraux. "Les vitraux retraçant la vie de Geneviève" sont éclatants de couleurs et de perfection picturale, ils sont le résultat parfait de la collaboration du maître verrier Claude Riquier et du peintre-cartonnier Louis Steinhell (vers 1869), une géniale bande dessinée où sont rappelés différents épisodes de la vie de Geneviève : enfant rencontrant deux évèques, guérissant sa mère devenue aveugle, recevant le voile des vierges des mains de l'évéque Villicius, hantée dans son sommeil par la vision du paradis et de l'enfer, puis adulte ravitaillant les Parisiens, en 451 exhortant les Parisiens à résister aux Huns qui menacent la capitale, faisant fuir le démon qui tourmente une jeune fille, enfin sa mort sur le dernier panneau vers 500, dont la bannière de l'ange indique qu'il s'agit d'une donation.

    Le premier récit de la vie de Geneviève a été commandé par Clotilde, l'épouse de Clovis, à un prêtre, dix-huit ans après sa mort, une hagiographie basée sur des témoignages directs. On sait qu'elle se dévoue très jeune à Dieu et qu'elle a mené une vie ascétique et engagée auprès des Parisiens.
    La tradition lui prête ces paroles féministes avant l'heure : « Que les hommes fuient, s’ils veulent, s’ils ne sont plus capables de se battre. Nous les femmes, nous prierons Dieu tant et tant qu’Il entendra nos supplications. » pour encourager les Parisiens à résister à l'invasion.
    Peut-être existe-t-il une sororité entre Geneviève et Jeanne d'Arc dont nous pouvons admirer une très jolie statue près des fonts baptismaux.
    N'oublions pas que Sainte-Geneviève est montrée en bergère accompagnée d'une brebis sur la façade occidentale de l'église, un autre rapprochement avec la petite bergère de Domrémy.

    Notre photographe nous fait découvrir toutes les merveilles de cette église, dont "La mise au tombeau dans une chapelle latérale à droite. Groupe sculpté en terre cuite polychromée" et une statue du Christ comme une apparition dans une chapelle qui lui est dédiée... Enfin, la chaire baroque en bois sculptée réalisée en 1640 et Samson à la force légendaire nous éblouissent...

    Le site de l'église Saint-Etienne du Mont m'a aidée à écrire ce commentaire car je manque de culture hagiographique, mais c'est la tête pleine de vitraux et de vitres émaillées, de sculptures, de couleurs vives, que je quitte cette église avec une pensée pour Pascal et pour Racine...

    Un peu d'humour: l'irrespectueux Jean-Pierre Mocky a situé dans cette église plusieurs scènes de son film "Un drôle de paroissien" (1963) avec Bourvil, Jean Poiret et Francis Blanche...

    Merci Julien pour cette visite accompagnée et ce travail de légendes toujours si soignées.




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    1. Il faudrait que j'y retourne pour faire un inventaire plus exhaustif des vitraux. Je me suis plutôt attelé à inventorié l'architecture et les chapelles cette fois-ci...
      Je ne savais pas pour Mocky !
      Merci Nadine

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  3. Cette seconde visite de l'émission bien axée sur Sainte Geneviève me touche particulièrement avec cet éclairage qui illumine le reportage . Et merci à Nadine pour ses explications passionnantes.
    Il me tarde d'y retourner !

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  4. c'est du lourd ( c'est une expression d'admiration) !
    Je partage

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