dimanche 6 mars 2022

FRANCE - Île-de-France - Le musée de l'Ecole vétérinaire d'Alfort - Partie 2 sur 2

Musée de l’ECOLE NATIONALE VETERINAIRE d’Alfort - Partie 2 sur 2
Le royaume des écorchés et des squelettes ***


Pour découvrir un court historique du musée et la première partie des salles d'exposittion (la salle d'anatomie comparée et de tératologie et la salle des squelettes) veuillez SVP cliquer sur ce lien !

Le musée est présenté dans quatre salles :


La salle d'anatomie comparée et de tératologie 
Cette première salle donne à découvrir des vitrines classées par organes. L'étude de ces organes, issus de différentes espèces animales, permet de comparer la morphologie de chacun d'entre eux en comparant ces différentes espèces. La tératologie étudie les malformations et les monstruosités congénitales. Eugène Petitcolin est l'auteur de nombreux moulages.

La salle des squelettes
Comme son nom l’indique… On y voit des squelettes d’animaux, exposés dans une salle haute de plafond. Certains sont entiers, mais les vitrines de cette deuxième salle présentent également des segments de squelettes comme des mâchoires de différentes espèces animales.

La salle de pathologie
Cette troisième salle présente diverses maladies (pathologies) animales ainsi que leurs conséquences sur le squelette des individus, mais également des calculs issus des voies urinaires (maladie lithiasique) et des moulages de pathologies des parties molles.

Le cabinet de curiosités
La quatrième et dernière salle, cabinet de curiosités, présente, outre des animaux empaillés, les célèbres écorchés d’Honoré Fragonard (1732-1799, cousin du peintre Jean-Honoré) : humains (adultes et fœtus) mais aussi animaux (cheval et lama).

Voici encore quelques clichés de la salle des squelettes :


Squelette de rhinocéros

Squelette d'éléphant (sans défense)

Perspective dans la salle des squelettes





Les équidés

Actinomycose (pathologie osseuse infectieuse déformante) affectant une mandibule de bœuf, dans la salle de pathologie)

Dernier coup d'œil aux squelettes

Illustration des masses musculaires du Carré du veau en coupe


En bref...
Un musée passionnant dans le Val-de-Marne (94), aux portes de Paris. Probablement très intéressant et didactique pour les enfants et les curieux, un peu moins pour les âmes sensibles... Bien que n'occupant que 4 salles, les collections du musée sont riches et je ne présente, ici, que certaines pièces. Les photos de cet article ont été prises en juin 2016. L'exiguïté de certaines vitrines et le faible éclairage de la dernière salle ont rendu difficile la prise de certaines photos...


Situation de l'Ecole vétérinaire d'Alfort (source Google)


Informations pratiques & accès
Ouvert les mercredis et jeudis de 14 h à 18 h, et les samedis et dimanches de 13 h à 18 h.

Tarifs 2022 : gratuit pour les moins de 26 ans ; 8 € pour les autres visiteurs (tarif incluant un audioguide en français ou en anglais).

Adresse : 7 avenue du Général de Gaulle, 94700 Maisons-Alfort. Métro École Vétérinaire de Maisons-Alfort sur la ligne 8 du métro parisien.


Ecorché de Fragonard, en coupe



Les controversés fœtus dansants de Fragonard (trois photos ci-dessus)

Ecorchés de singes

Ecorché de bouc (?)


L'un des très impressionnant écorchés humains (deux clichés ci-dessus)

Le "Cavalier de l'Apocalypse" et sa monture

Ecorché de lama

Le cavalier

Tête du lama

Dos du cavalier



Autre écorché humain armé d'une mandibule animale (3 photos ci-dessus)

Modèle de cheval en papier mâché de 1846

"Le Cavalier de l'Apocalypse"

Collection de pièce anatomiques conservées dans le formol ou autres substances mystérieuses


8 commentaires:

  1. Cette deuxième partie est bien conforme à ce que nous nous attendions...

    J'ai lu un article paru dans le Monde le 3 novembre 2008 : "Les écorchés de l'anatomiste Fragonard livrent leurs secrets" à la suite de la réouverture du Musée de l'Ecole Vétérinaire de Maisons Alfort. Les fameux écorchés ont été menacés lors de la canicule de 2003 par manque d'air conditionné...

    "Si Fragonard s'inspirait des techniques de son temps, telles que celles décrites par son contemporain l'anatomiste et chirurgien Jean-Joseph Sue dans son traité intitulé "L'Art de disséquer, d'embaumer et de conserver les parties du corps humain", il y ajoutait une forte dose d'inspiration personnelle..."

    La suite est sur le web...

    "Fragonard aimait mettre ses "œuvres" en scène. C'est ainsi que son cavalier sur son cheval au galop évoque "le Cavalier de l'Apocalypse" de Dürer et que l'homme à la mandibule rappelle "Samson et sa mâchoire d'âne".

    Âmes sensibles s'abstenir...
    Merci Julien d'avoir photographié ces "oeuvres".

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    1. C'est un travail fastidieux qu'a dû réaliser Fragonard, l'anatomiste !
      De nos jours on apprend surtout l'anatomie sur des supports numériques...

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  2. J'aime beaucoup la seconde partie de l'article. Les écorchés sont impressionnants ! Ca pourrait faire une belle nouvelle !

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  3. Seconde et dernière partie, c'est la bonne nouvelle : nous allons quitter ce musée des horreurs. Ceci dit, je ne méconnais pas la qualité technique de l'article, d'autant que les conditions d'éclairage et l'étroitesse des espaces compliquaient, semble-t-il, la tâche déjà insurmontable pour le commun des mortels dont moi. Des oeuvres rares dans un lieu unique, à voir une fois, ce que j'ai fait grâce à toi.

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