samedi 16 mai 2020
vendredi 15 mai 2020
mardi 12 mai 2020
FRANCE - Paris - Le musée national des Arts et Métiers – Partie 1 sur 2
Le musée national des Arts et Métiers – Partie 1 sur 2
Le « Temple des techniques » ****
Il s’agit d’un musée dédié aux techniques et à l’industrie situé dans le IIIe arrondissement de Paris. Il appartient au Conservatoire national des Arts et Métiers : établissement public à caractère scientifique et professionnel sous tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
L'entrée du musée et le chevet de l'église Notre-Dame-des-Champs
Réplique de la Statue de la Liberté au chevet de l'église
Un peu d’histoire
Les premières collections datent de 1794, année de la création du Conservatoire sous l’impulsion de l’abbé Grégoire. Déjà Jacques de Vaucanson créé un dépôt à l’hôtel de Mortagne (Paris) au cours des années 1740. Les collections s’agrandissent rapidement avec l’adjonction du cabinet des machines de l’Académie des sciences ou encore celui de l’hôtel d’Aiguillon. L’ancien prieuré de Saint-Martin-des-Champs, devenu « Temple de la technique » sous la Révolution, accueille dès 1798 le Conservatoire. Les galeries ouvrent en 1802. L’objectif des présentations est de transmettre les connaissances techniques par la démonstration. Des hommes de sciences et des ingénieurs s’attelleront à cette tâche au cours de la vie du conservatoire. Des ateliers de dessinateurs forment des élèves au dessin technique. Un conseil à plusieurs chaires assure la pérennité de l’enseignement. Les pièces anciennes sont conservées dans une optique de pérennisation historique des techniques : collection d'horlogerie de Ferdinand Berthoud, cabinet de physique de Jacques Alexandre Charles ou encore une partie du cabinet des machines de l'ancienne Académie des sciences (1807).
La nef de l'église et ses aéroplanes
La rampe permettant l'accès aux niveaux supérieurs
Partie haute de la nef avec ses plateformes d'exposition
La voûte du chœur
"L'Agriculture et l'Industrie" au-dessus de l'arc ouvrant sur le chœur
Vue large de la voûte du chœur
Au cours du XIXe siècle, l’organisation des galeries vise à maintenir leur intérêt pédagogique. Les thèmes abordés sont l'agriculture, le textile, l'exploitation minière, la métallurgie, l’ingénierie ferroviaire, la photographie ou encore l'électricité et le cinéma. Les expositions universelles alimentent les collections par récupération des pièces ou, parfois même, la réalisation d'autres spécialement destinées au musée. Un laboratoire de mécanique expérimentale prend place dans l’ancienne église à l’occasion de l’Exposition universelle de 1855, avant d’être démantelé dans les années 1880. Le pendule de Foucault, mettant en évidence la rotation de la terre occupe toujours un espace dans le chœur de l’église. L’institution devient « Musée national des techniques » au cours des années 1960. Un programme de rénovation majeure est initié au début des années 2000. Le musée réunit aujourd’hui près de 80 000 objets et des milliers de dessins. Une large programmation culturelle, des conférences et des ateliers pédagogiques, s’associent aux collections.
Reproduction du pendule de Foucault dans le chœur (sphère 25 x 18 cm et 20 kg)
Quatre vues de l'aéroplane biplan RU1 de 1911 de Louis Breguet (3,05 x 1,420 x 0,815 mètres et 668 kg)
Modèle de la "Statue de la Liberté éclairant le monde" 1/16 en plâtre peint de Frédéric Auguste Bartholdi (1878) et offert au musée en 1907
Modèle de moteur cryotechnique HM7 "Vulcain" du lanceur Ariane V de 1990 (5 x 3 x 2,70 mètres)
Deux vues de la voiture automobile type M2E des ateliers Panhard-Levassor de 1896 (2,35 x 1,75 x 2,70 mètres et 900 kg)
La visite s’organise en sept sections, dont l’une est hébergée dans l’église abbatiale de l’ancien prieuré de Saint-Martin-des-Champs devenu « Temple de la technique », sous la Révolution. Il s’agit d’un vestige d’un ancien monastère existant dès le XIe siècle. La communauté passe sous obédience clunisienne à la fin de ce siècle. Le chevet est reconstruit au cours des années 1130 avec voûtes en ogives et chapelles rayonnantes. La nef définitive voit le jour au XIIIe siècle. Aux XVIe et XVIIe siècles a lieu la réalisation de travaux majeurs de rénovation (portail de la rue Saint-Martin en particulier). L’intervention de l’abbé Grégoire permet la transformation de l’église en « Temple de la technique » et la sauvegarde du site. L’ancienne église devient ensuite l’une des galeries du Conservatoire. Elle abrite en 1818 l’exposition des « Machines en grand ». L’architecte Vaudoyer entreprend la réfection de la façade occidentale suite à sa nomination au Conservatoire en 1838. Des motifs polychromes viennent décorer l’intérieur. La voûte lambrissée répond à l’arc brisé entre la nef et le chœur, décoré aux motifs de l’Agriculture et de l’Industrie. Les chapiteaux aux décors sculptés du Moyen-âge sont toujours visibles. On peut également voir une fresque du XIVe siècle à droite de l’entrée du chœur.
Aéroplane Blériot XI de 1909 (2,45 x 8,55 x 7,50 mètres), c'est avec ce modèle que Blériot traversa la Manche cette même année le 25 juillet
Vue rapprochée de l'aéroplane Blériot XI
Plateforme supérieure avec la voiture à traction aérienne Hélica série D.21 n°1 type 8HP Marcel Leyat (1921)
La machine à vapeur dite Locomobile de Tuxford (2,48 x 3,20 x 2,75 mètres et 4000 kg) présentée à l’Exposition universelle de Londres en 1851
Détails du moteur à gaz du premier type de Lenoir de 1862 (deux vues)
La voiture à vapeur dite "l'Obéissante" d'Amédée Bollée (1873), ce véhicule pouvait rouler à 30 km/h avec des pointes à 40 km/h. Amédée parcourt Paris-Le Mans (230 km) en octobre 1875
En bref…
Superbe musée rénové depuis les années 2000 qui présente des pièces uniques dans un cadre historique. Les machines intelligemment agencées dans l’impressionnant cadre de l’église méritent à elles seules la visite ! Les photos de cet article ont été prises en février 2020.
Situation du musée dans Paris (source Google)
Accès
Adresse : 60 Rue Réaumur, 75003 Paris
Métro : station Arts et métiers, lignes 3 & 11
Heures d’ouverture
10h00 – 18h00 (21h00 le vendredi)
Fermé les lundis, le 1er janvier, le 1er mai et le 25 décembre.
Tarifs : Collection permanente - Billet plein tarif : 8 €
Abonnement annuel : 22 € / Tarif réduit : 5,50 € / Étudiants : Gratuit
Sur place, on trouve également un café, une boutique et un centre de documentation. Des audioguides sont disponibles à la location (5€).
La suite de la visite se poursuit par la seconde partie, une fois celle-ci terminée, en cliquant ici !
La suite de la visite se poursuit par la seconde partie, une fois celle-ci terminée, en cliquant ici !
Quatre vues de l'aéroplane Esnault-Pelterie dit REP1 de 1906 (2,35 x 8,85 x 6 mètres, 341 kg)
dimanche 10 mai 2020
ITALIE - Campanie - La Baie de Naples
La Baie de Naples – Golfo di Napoli
Traversée Naples-Capri***
Il s’agit d’un golfe d’environ 15 km de largeur situé sur la côte Sud-ouest de l’Italie, en Campanie. Il communique directement avec la Méditerranée à l’Ouest. La bande de terre située entre Pozzuli et Naples borde la baie au Nord. Le Vésuve et le territoire situé à ses pieds, dans lequel on trouve Pompéi et Herculanum, ferme la baie à l’Est. La péninsule de Sorrente la limite au Sud. Le golfe de Salerne, avec sa célèbre côte Amalfitaine, se situe un peu plus au Sud. Les principales îles de la baie sont : Ischia et Procida d'une part, dans sa partie septentrionale, et Capri d'autre part, dans l’australe. Le secteur était, bien sûr, très emprunté à l’époque de l’Antiquité romaine. La baie a été témoin de l'éruption du Vésuve de 79 ap. J.-C. qui a enseveli Pompéi et Herculanum.
La métropole de Naples depuis le ferry
Le Nord de la baie
La silhouette menaçante du Vésuve (2 photos ci-dessus)
La côte napolitaine vue par la poupe du ferry
Un oiseau survolant la baie
Deux autres vues de Naples, de plus loin cette fois
La côte Nord de la baie
La silhouette de l'île de Capri
A l’approche de l’île
Le pimpant port
Les différentes embarcations du port
En bref…
La traversée de la baie constitue un voyage à elle seule. L’approche des îles, la découverte de la silhouette du Vésuve depuis la mer restent des souvenirs inoubliables. Capri se découvre à pied et en minibus une fois que l’on a débarqué sur l’île. Les photos de cet article ont été prises en avril 2019.
Carte satellite de la Baie de Naples (source Google)
Accès
Les embarcadères du port de Naples desservent les îles de la baie. Attention il y a plusieurs portes réparties sur deux zones principales du port. Il existe des liaisons rapides reliant Capri en 45 minutes (aux environs de 35-40€ avant confinement), et d’autres moins rapides, et moins cher, en environ 1h20. Il est tout à fait possible de faire l’aller et retour dans la journée à destination de Capri.
Le port de Capri, avant le retour, en fin de journée
Le ferry qui fait la traversée
Vue en direction de Naples
En quittant Capri
Deux vues du Vésuve en fin de journée
Autre vue en direction de la côte
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