dimanche 27 décembre 2020

FRANCE - Normandie - L’abbaye Saint-Georges de Boscherville (2/2)

 L’abbaye Saint-Georges de Boscherville - Partie 2 sur 2

Saint Georges à Saint-Martin***


Il s’agit d’une ancienne abbaye située dans la commune (presque éponyme !) de Saint-Martin-de-Boscherville, dans le département de la Seine-Maritime (76) en Normandie, à l’Ouest de Rouen dans une boucle de la Seine. Pour découvrir la première partie qui lui est consacrée, veuillez cliquer ici SVP !


Les jardins

Le cimetière des moines occupait jusqu’au XIVe siècle l’espace situé au-delà du chevet de l’abbatiale. Les mauristes aménagent des jardins dès 1680 selon un plan à la française. On distingue trois terrasses séparées par des murs de soutènement. Une allée centrale conduit à un escalier, un pavillon, une rotonde et un bassin. Des cadrans solaires de l’époque mauriste sont encore visibles au pied de l’escalier. Poursuivons la visite des jardins entamée dans la première partie...


Vue sur les jardins et la terrasse au-dessus de l'escalier monumental. Au fond, on voit l'abbatiale

L'abbatiale et les vignes

Installation contemporaine sur le mur d'enceinte qui marque la limite entre les deux terrasses les plus hautes

Gros plan sur les bourgeons de vigne

Le pavillon des Vents et les installations photographiques de l'artiste Peregreen

Le Pavillon des Vents, dont on ne connaît pas la fonction initiale, et l'abbatiale

Le labyrinthe végétal

Lumière solaire sur l'abbatiale, puis...

Lumière solaire sur la lavande

Gros plan sur la lavande

Escalier monumental et abbatiale

Tonnelle végétalisée

La chapelle des Chambellans

Située au Nord-ouest du site, elle date de l’époque des sires de Tancarville et servait au cours de leurs séjours dans l’abbaye. Une partie du logis seigneurial est encore visible à l’Ouest de la chapelle elle-même. Une ancienne salle de réception de 30 mètres de long a été identifiée. La chapelle date de la fin du XIIIe siècle. Une tribune reliait le logis à la chapelle permettant d’assister aux offices. Une maquette installée dans la chapelle montre l’aspect des lieux avant la fin du XVIIe siècle. Le logis, après la disparition des Tancarville, est récupéré par l’abbé comandataire.


Les bâtiments conventuels

Massivement reconstruit par les Mauristes à partir de 1690, étant donné le mauvais état des anciennes bâtisses, il présente une forme de T et prolonge la salle capitulaire. Le réfectoire et les cuisines occupaient le rez-de-chaussée ; la bibliothèque et l’hôtellerie, le premier étage. Il n’en subsiste, en raison de son démantèlement, que cinq travées sur deux niveaux. Le deuxième étage, actuellement disparu, hébergeait les cellules des moines et l’infirmerie.


La chapelle des Chambellans et les restes du logis

Maquette de l'ensemble monastique exposée dans la chapelle

Mobile de Peregreen en matières et teintures végétales, également dans la chapelle

L’abbatiale Saint-Georges

De style roman normand homogène du début du XIIe siècle et de plan classique cruciforme. Deux clochers ornent la façade occidentale. Elle s'étend sur 70 mètres de longueur pour une largeur au transept de 35 mètresDes trous de boulins matérialisent encore les emplacements des pièces d’échafaudage montés à la construction de l’édifice. Elle impressionne par sa luminosité due à de larges baies fenêtrées ainsi qu’à la présence d’une haute tour-lanterne à la croisée du transeptLa sacristie constitue un ajout du XVIIe siècle. Le chevet semi-circulaire de l’église s’élève sur trois niveaux. L’inférieur à arcatures aveugles possède des chapiteaux sculptés dont celui dit du « monnayeur » fait, sans doute, référence à Saint Éloi (patron des orfèvres). La nef, longue de 38 mètres et large de 10, possède 8 travées. Sa décoration sobre s’enrichit néanmoins de modillons soutenant les corniches des toits. Les voûtes du chœur et des collatéraux conservent leur style roman sans nervure d'origine. Les voûtes en bois de la nef furent remplacées par des voûtes gothiques. Les chapelles des collatéraux sont à chevets plats. Le chœur débute en fait à la 7ème travéeLe triforium possède des arcades en plein-cintre.


La façade occidentale de l'église abbatiale avec ses deux clochers

La nef et le chœur, au fond

Collatéral Nord

La nef et les passages en arc de plein-ceintre vers le collatéral Sud

Chapelle à la Vierge

Chapiteau de colonne sculpté

Le chœur et l'abside

Le croisillon Nord du transept et sa tribune

Chapelle dédiée au Christ

Le confessionnal en bois sculpté

Chapelle latérale

La croisée du transept et le chœur

Chapiteau sculpté (inachevé ?)


En bref…


Saint-Georges se positionne comme l'une des abbayes majeures du secteur des boucles de la Seine. Moins impressionnante par son architecture que la romantique Jumièges (toute proche), ses jardins extrêmement bien entretenus possèdent un charme unique. Son abbatiale,  en excellent état, s'érige en modèle d'architecture de la région. Le site a obtenu le label « Jardin remarquable » du Ministère de la culture. Les photos de cet article ont été prises en juin 2020.


Carte satellite situant l'Abbaye (source Google)


Accès

-L’abbaye ne se trouve qu’à une dizaine de kilomètres et environ 15 minutes de route de Rouen par la D982.

L’accès à l’abbatiale est libre. Il faut s’acquitter d’un droit d’entrée pour les jardins et les bâtiments conventuels.

Tarifs 2020 : adulte 6€, réduit 4,50€ et gratuité pour un large public.

Pour s’informer des heures d’ouvertures très perturbées par la situation sanitaire actuelle, vous pouvez consulter le site officiel ici !


La tour lanterne, située à la croisée du transept et de la nef

Les fonts baptismaux

Le buffet d'orgue, au revers de la façade


7 commentaires:

  1. Et voilà la deuxième partie de la visite si passionnante de l'abbatiale de Saint-Georges de Boscherville. Vignes et lavande font partie du paysage si doux, on voit que les artistes contemporains se sont aussi emparés du lieu, la modernité s'allie avec les vieilles pierres comme ce mobile délicat assorti aux vitraux, et c'est au jardin que l'on poursuit une promenade apaisante, labyrinthe et tonnelle nous séduisent, et le mystère de ce Pavillon des Vents...On termine sur ce bel orgue qui signe la prédilection de notre photographe pour cet instrument...
    Merci Julien.

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    1. Le mobile possède une modernité qui me semble tout à a fait compatible avec ce lieu. J'aime moins l'installation sur le mur. J'adore effectivement l'orgue comme mobilier et encore plus comme instrument, surtout quand il joue du Bach !!

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    2. Oui, l'installation sur le mur fait un peu oeuvre d'amateur...

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  2. tu aurais pu exposer toi aussi!
    Je partage sur FB

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    1. J'ai exposé ailleurs ;)
      Mais il y a eu des annulations cette année, forcément !
      Merci pour le partage Jacqueline !

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  3. Complète parfaitement l'article précédent.
    A relire , dense !

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    1. Un lieu assez dense et très bien conservé, surtout l'abbatiale romano-gothique !

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