samedi 1 août 2020

FRANCE - Picardie - Abbaye de Chaalis

L’abbaye royale de CHAALIS

Commande de Louis VI le Gros ****

(Version août 2020)


L’abbaye royale de Chaalis se situe dans le Sud du département de l’Oise (60) sur la commune de Fontaine-Chaalis, dans la forêt d'Ermenonville. Elle est fondée vers 1136 par la volonté du roi de France Louis VI le Gros, peut-être en l’honneur de Charles le Bon, tué par les révoltés de Bruges une dizaine d’année plus tôt. Les premiers moines viennent de Bourgogne, Chaalis dépendant initialement de Cîteaux. La construction d’une église abbatiale débute vers 1200. Elle est consacrée en 1219 par l’évêque de Senlis. Avec son transept de 46 mètres et une longueur totale de 90 mètres, il s'agit de l’une des églises les plus grandes de l’époque. L’aura intellectuelle croît au cours des XIIIe et XIVe siècles. L’abbaye perd son indépendance, puis est mise en "commande" sous François Ier.


Pavillon à gauche de l'entrée du site

L'abbatiale se profile

L'abbatiale en  ruine et la chapelle


Le pavillon du musée (ancien palais)

Le parc

Le palais côté parc


L’abbé Louis de Bourbon-Condé contribue, au XVIIIe siècle, à la ruine de l’abbaye en dépensant sans compter dans le cadre de sa rénovation : Le cloître est abattu afin de bâtir un nouveau palais abbatial. Ce palais est érigé entre 1737 et 1747. Il comprend un corps de logis principal ainsi que deux ailes dirigées vers le plan d’eau, à l’opposé de l’abbatiale. L'ancien palais héberge l'actuel musée Jacquemart-André.  Une galerie, située au rez-de-chaussée, permet d’accéder à différentes salles meublées de mobilier français et de pièces indiennes, mais aussi birmanes. A l’étage les collections de peintures sont présentées. On retiendra : Le Tintoret, Charles Le Brun, Nicolas de Largillière et François Boucher ainsi que quelques sculptures de Houdon. On accède également à l’étage aux cellules des moines, transformées en chambres. L’histoire de Jean-Jacques Rousseau se trouve être également liée au site. L’auteur ayant, un temps, vécu au domaine d’Ermenonville du marquis de Girardin. Rousseau fut enterré dans le parc portant son nom avant son transfert au Panthéon.







Six vues de l'ancien palais et des pièces d'eau du parc


Louis XVI ordonne la fermeture de l’abbaye. Comme l’extrême majorité des lieux de culte, Chaalis est vendu au titre de Biens Nationaux sous la Révolution. L’abbaye devient alors carrière de pierres. Le palais a survécu, ainsi que la petite chapelle Sainte-Marie construite au milieu du XIIIe siècle. Elle comporte de grandes verrières et ses parois sont ornées de décors peints du milieu du XVIe siècle. L’abbaye devient château de résidence au XIXe siècle. C’est pendant cette période que Rose Paméla Hainguerlot, veuve Vatry, rénove et agrandit le domaine. Nélie Jacquemart achète le domaine de Chaalis en 1902 afin de le moderniser et d’entreposer ses collections d’arts. Il sera légué à sa mort à l’Institut de France en 1912 pour en faire un musée. L’ensemble architectural, qui représente plus de 800 ans d’histoire, se love au sein d’un domaine de près de 30 hectares, faisant pour l’essentiel partie de la forêt d’Ermenonville. Nélie Jacquemart aménage le jardin au Nord du palais ainsi qu’une roseraie à l’Est. On y organise, à la mi-juin, les Journées de la Rose. Derrière la chapelle, se trouve l'ancien cimetière de l’abbaye.



Deux vues de la Chapelle Sainte-Marie

L'élévation du chœur de la chapelle et ses verrières


Vitrail de la chapelle


Papillon robert-le-diable dans la roseraie


La roseraie

Rose blanche


Autre vue de la chapelle

En bref…

Un site à facettes multiples : plus de 800 ans d’histoire au fil d’un parc, d’une roseraie, d’une abbatiale, d’une chapelle, une exposition permanente sur le parfum ainsi que des expos temporaires, et d’un palais-musée de Louis VI de France à Jacquemart-André en passant par Rousseau ! Le site à voir en forêt d’Ermenonville ! Le label « Jardin remarquable » du Ministère de la Culture a été attribué au parc de l'abbaye.



Deux vues des ruines de l'abbatiale

La chapelle vue à travers les ruines de l'abbatiale







Six vues des ruines de l'abbatiale encadrée par le parc, la chapelle et l'ancien palais


Ancienne voûte gothique s'ouvrant sur le parc


Informations pratiques

Tarifs d’entrée (2020) : 4 euros pour le parc, l’abbatiale et la roseraie. 8 euros pour les mêmes prestations avec le musée Jacquemart-André en plus.

Pour en savoir plus, vous pouvez vous rendre sur le site officiel de l'abbaye en cliquant ici !


Carte satellite situant l'abbaye de Chaalis (source Google)


Accès

-A une cinquantaine de kilomètres de Paris en prenant l’A1 sortie 7 Chantilly puis direction Ermenonville – La Mer de Sable. L’entrée de l’abbaye se trouve exactement face au parc d’attraction.

-A seulement 11 km de Senlis par la N330.



Le pavillon abritant les expositions, des sphinx féminins en gardent l'entrée

Dernier coup d’œil sur l'abbatiale et la chapelle

3 commentaires:

  1. Quel ravissement cette promenade à l'Abbaye royale de Chaalis, la beauté du parc et son cygne, la dentelle romantique des pierres de l'abbatiale en ruines, la petite chapelle Sainte-Marie et ses verrières kaléidoscopiques, la roseraie et le parfum délicat et capiteux d'une rose blanche en attente d'un nez qui la sublimera, et ce papillon dont le profil des ailes a des allures de diable moyenâgeux! On y croise le fantôme de Jean-Jacques Rousseau qui séjourna à Ermenonville durant les six dernières semaines de sa vie et y mourut.
    Quel bonheur de lire toutes les précisions historiques données par le photographe dont on partage l'engouement pour le lieu! Un plus : cette sphinge radieuse et sa petite cargaison de fleurs. Merci pour cette visite superbe.

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    1. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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    2. J'y retournerai à l'occasion pour compléter les clichés de l'intérieur de la chapelle, qui mérite mieux que ça !

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