Le château de Cormatin - Partie 2 sur 3
Un Héritage Millénaire : La Famille du Blé****
D'une forteresse médiévale à un joyau du Grand Siècle, le château de Cormatin raconte l'ascension d'une lignée ambitieuse et le sauvetage d'un patrimoine en péril. Il se situe en Bourgogne dans le département de Saône-et-Loire (71). Pour en découvrir les dates clés et le parc du château veuillez cliquer ici SVP !
Et voici le début de la visite des intérieurs...
L'Escalier d'Honneur
Situé au cœur de l'aile Nord, c'est le joyau architectural de Cormatin. Construit en seulement dix mois en 1624, il est aujourd'hui le plus vaste escalier à vide central sur plan carré conservé en France.
• Prouesse technique : Ses larges arcs rampants supportent des volées de pierre massives.
• Un jumeau historique : Il reprend trait pour trait les dispositions de l’escalier du Palais du Luxembourg édifié en 1623 (aujourd'hui détruit), notamment ses balustres identiques à ceux du modèle parisien.
Les appartements du château
Les « Salles dorées », réalisées en 1627-28, sont un des témoignages majeurs du décor français de la première moitié du XVIIe siècle. Les appartements rappellent la splendeur des appartements parisiens contemporains et aujourd'hui disparus.
L’appartement de la Marquise d’Huxelles
Il a conservé la structure habituelle de l’époque des appartements de la haute noblesse : crescendo d’intimité, on passe de l’antichambre à la chambre puis au cabinet.
L’antichambre
Il s'agit de la salle publique, que traversent les invités de marque et où attendent les personnes de rang inférieur. On n’y reçoit que les jours de festivité. C’est la seule grande salle de l’époque à avoir gardé des « boiseries de hauteur » couvrant la totalité des murs. Au-dessus de la cheminée, dans un encadrement de trophées militaires, le jeune roi Louis XIII est représenté en peinture devant les tours de Notre-Dame de Paris.
La chambre de la marquise
C’est la pièce principale de l'appartement, où sont admis les familiers : pièce de repos mais aussi de réception. Le plafond à la française comporte des poutres peintes en bleu lapis lazuli, et des ornements en relief blanc et or ainsi que des fleurs assemblées en bouquets et corbeilles. La cheminée évoque les retables baroques. Elle est ornée de « Vénus commandant à Vulcain des armes pour Enée » peint avant 1626 par Quentin Varin (peintre de Marie de Médicis). Deux pièces complètent ces salles d’apparat, un cabinet pour le confort et une garde-robe pour le service des femmes de chambre.
La salle des miroirs
Il s'agit d'une des deux pièces assurant la liaison entre l’appartement de la marquise et celui de son mari, Jacques du Blé, l'autre étant le cabinet de Sainte Cécile. Elle s'apparente à un cabinet de curiosités, alors en vogue en Europe au début du XVIIe siècle. Elle héberge une collection d'artéfacts éveillant la surprise, le symbolique, la réflexion philosophique. Le plafond à caissons ornés d’amours volants sur fond de ciel à la mode italienne, apportée au palais du Luxembourg en 1625-26. Le plafond comporte des symboles alchimiques. Au-dessus de la cheminée, le marquis, Jacques du Blé surnommé à la Cour « le Rousseau de la Reine », est le sujet d'un tableau à cadre ovale.

Autant l'extérieur est d'un sévère classicisme, autant l'intérieur est chaleureux et coloré. Et l'escalier parait monumental, exceptionnel.
RépondreSupprimerL'escalier est massif et impressionnant, les intérieurs très charmants.
SupprimerHeureusement que la Révolution l'a oublié ce beau chateau!
RépondreSupprimerIl y a eu quelques arrangements...
SupprimerLes intérieurs de ce château sont mystérieux et somptueux. Il est très agréable de se "balader" à l'intérieur des photos. Effectivement, de l'extérieur, le château cache bien son jeu. On est loin d'imaginer de telles pièces.
RépondreSupprimerLa façade est une interface entre le charme du jardin et celui des appartements.
SupprimerEn effet ! Comme un voile qui cache le trésor à l'intérieur.
Supprimer