Le Temple des Lamas de PÉKIN 雍和宫
Le Tibet à Pékin ****
Yōnghé gōng 雍和宫 ou
Temple des Lamas, que l’on peut traduire par « Palais de la Concorde et de l'Harmonie » est le principal temple bouddhiste
tibétain de la capitale chinoise. On sait que les Qing ont bâti de
nombreux monuments dans la capitale, ce grand temple pékinois en fait partie. Tout d’abord résidence officielle des eunuques, l’ensemble architectural fut ensuite la résidence principale de l’empereur
Yōngzhēng 雍正帝, fils de l’empereur Kāngxī 康熙.
Il
est ensuite progressivement cédé aux
moines tibétains sur la période 1722-1732, alors qu’Yōngzhēng accède au
pouvoir. Non loin de la rue Guózi Jiān 国子监街 et son temple de Confucius, Yōnghé gōng accueillera jusqu’à 300 lamas au XIXe siècle. Lamas qui garderont une place particulière au sein de l’empire. Le temple fut protégé par 周恩来 au moment de la Révolution Culturelle (plaque commémorative
à l'entrée), peut-être pour constituer un genre d’ambassade du Tibet à Pékin...
La porte de la Concorde mène à la première cour dans
laquelle on découvre les tours de la Cloche et du Tambour (comme dans
de nombreux temples chinois).
Vient ensuite la salle des Quatre Gardiens Célestes qui
protègent le Bouddha des fantômes et mauvais esprits.
La salle de la Concorde Harmonieuse 雍和宫, éponyme du
temple, abrite 3 bouddhas assis en bronze ainsi que de nombreux éléments décoratifs tels que des vases ou des brûle encens.
Après avoir traversé une nouvelle cour arborée, on arrive à la salle de la
Protection éternelle. Trois bouddhas siègent également dans cette salle (médecine, longévité et
enseignement).
Situé quasiment au fond du temple, la salle de la Roue de la
Loi 法轮殿 Fǎlún diàn accueille l’énorme statue en bronze de Tsongkhapa fondateur d’une branche
dissidente du bouddhisme (lama tibétain), ses membres sont appelée « Bonnets
Jaunes ».
Outre la magnifique statue du maître, on y découvre les trônes du Dalaï-lama et du Panchen-lama. Ne pas oublier le superbe mandala,
tableau en sable de couleur (habituellement éphémère). Derrière la
statue du maître lama, une fresque en relief faite de différents
matériaux, dont des métaux précieux, représentant les monts de
sagesse (arhats).
La dernière cour conduit au pavillon des Dix Mille
Bonheurs. Édifice abritant la gigantesque statue de Bouddha de 26 mètres de haut tout en bois de santal.
En bref…
Un temple incontournable à Pékin, s’il n’y en a qu’un
à voir… D’ailleurs il est souvent au programme des voyages organisés, ceux qui s’attardent au-delà de la visite du Palais d’Été et
de la Cité Interdite. Les clichés de cet article ont été réalisés en 2010 et 2012...
Informations pratiques
La station de métro la plus proche porte le nom du temple, elle se situe à l’intersection des lignes 2 二号线 et 5 五号线, sur la rue Anding Men 安定门. Descendre ensuite la rue Yōnghé gōng Dàjiē 雍和宫大街 jusqu’à
l’entrée du temple située sur la gauche et qui débute par une allée d’arbres.
A proximité
-Le temple de Confucius 孔庙 Kong
Miao, beau temple plus modeste et un peu plus à l’écart des routes touristiques.
-Visite couplée avec le Collège Impérial, également
intéressant.
-Le Parc Ditan, de l'autre côté d'Anding Men Dajie, intérêt limité... Parfois des brocantes et ventes aux enchères de calligraphies !

Plus qu' intéressant ! Les couleurs sont extraordinaires et l'architecture pleine de finesse . Bouddha et grand-maître sont souriants :-) L'offrande massive de l'encens a-t-elle pour sens que ce soient des prières qui montent vers le ciel ?
RépondreSupprimerOui, l'encens monte vers les Cieux comme pour les occidentaux :)
SupprimerC'est plutôt rassurant que ça ne descende pas vers le sol !
SupprimerQuand la religion a du bon!!!
RépondreSupprimerTu vois, il y a de l'espoir ;)
Supprimer