mardi 15 mars 2016

dimanche 13 mars 2016

FRANCE - Bretagne - La chapelle Kermaria-an-Iskuit de Plouha

Chapelle de KERMARIA-AN-ISKUIT à Plouha
Danse macabre bretonne ***

la chapelle seigneuriale sur la commune de Plouha dans les Côtes d'Armor (22) en Bretagne date du XIIIème siècle. Elle serait due à Henry d'Avaugour comte de Goëlo.qui en fit un hommage à la Vierge au retour de croisade.


 Angle Nord-ouest de la chapelle

 Le calvaire et le porche septentrional

La façade Nord de la chapelle


Une flèche de 1702 charpentée et couverte d'ardoise coiffe la tour. Le porche, ajouté au XVème, s'ouvre au Sud sur la troisième travée. Il comprend deux travées et abrite dans ses parois des statues polychromes en bois des apôtres. Une vierge en pierre à décoration polychrome surplombe la porte. Une pièce à balustrade a été aménagée juste au-dessus du porche. Elle aurait servi à rendre publiques les décisions de justice.



 Les statues polychromes des apôtres, sous le porche (2 photos au-dessus)

 La porte qui conduit du porche à la nef

Une partie de la voûte du porche


La nef comprend 7 travées avec deux nefs latérales. Les 4 premières travées auraient formé la chapelle initiale au XIIIème, agrandie par la suite au XVème par l'adjonction de la chapelle seigneuriale, amorçant le transept. Le chœur comprend 3 pans. Il date des années 1720-1721.


 Fenêtre à vitrail

Le chœur de la chapelle


La danse macabre se trouve en hauteur, de part et d'autre de la nef. Redécouverte en 1856 sous un badigeon du XVIIIème, qui l'a sans doute préservée, elle mesure environ 1,30 m de hauteur et comprend près de d'une cinquantaine de figures. Elle daterait de la toute fin du XVème siècle (années 1490 pour l'essentiel). Elle représente une farandole de personnages séparés par des colonnettes figurées, de ton clair sur fond ocre rouge. Des personnages vivants alternent avec des transis (genre de morts-vivants). Il subsiste également quelques fragments de mobilier dans la chapelle ainsi que des statues du XVème.




 Ci dessus : 3 vues larges de la danse macabre sur les parties hautes de la nef

Détails de la danse macabre


Autres parties de fresques, très altérées (2 photos au-dessus)


En bref...

Site qui pourrait passer inaperçu, tant cette église ressemble à beaucoup d'autres de la région, mais c'est à l'intérieur que se situe sa particularité : la danse macabre. Avec Kernascléden dans le Morbihan, ce sont les deux seuls exemples de ce type de scènes encore présents de nos jours en Bretagne.


 Vierge à l'enfant polychrome


 Statues murales dans le croisillon Sud du transept (2 photos au-dessus)


Carte satellite du secteur de Plouha (source Google)


Accès

- De Paimpol : 20 minutes de voiture et 18 km.
- De Saint-Brieuc : un peu plus de 25 minutes de route et une trentaine de km. Plouha se situe entre les deux villes, près de la côte.

Attention, hors saison, pour entrer dans la chapelle, il faut demander la clé à l'office de tourisme ou bien prendre rendez-vous.


Portail occidental de la chapelle



vendredi 11 mars 2016

PHOTOs en vrac - Télèphe et son héroïque paternel

Héraclès (Hercule) et Télèphe, statue romaine en marbre d'époque impériale (Ier - IIème siècle après J.-C.) de 2,62 mètres de hauteur, découverte à Tivoli en  Italie, Musée du Louvre, aile Sully, Paris (75001)


jeudi 10 mars 2016

ITALIE - Rome - Le Palais Barberini et la Galerie d'Art Antique

Le palais BARBERINI de ROME
Galerie nationale d'art antique ****


La Galerie nationale d'Art Antique a été officiellement fondée en 1893, 10 ans après que la collection du prince Corsini fut léguée à l'état. En 1892 la collection Torlonia y a été adjointe puis, les collections Chigi et Hertzet entre autres. Le Palazzo Corsini fut bientôt insuffisant pour abriter la Galerie nationale. Le Palazzo Barberini a été acheté par l’État en 1949, et destiné à héberger la nouvelle galerie d'art antique. En 1984, pendant que la collection Corsini regagnait son siège initial, des travaux étaient organisés dans le palais Barberini
La collection s'illustre par la présence de chefs-d'œuvre des XVIème et XVIIème siècles. Elle comprend également des tableaux du XIIème siècle, comme la Vierge et le Christ de Santa Maria in Campo Marzio, ainsi que des croix du XIIIème siècle, et des tableaux de l'école de Giotto. On y découvre également des œuvres  de Raphaël, du Tintoret, du Titien, du Greco, et du Caravaggio (Décapitation d'Holopherne par ex). Le XVIIème siècle y est représenté par des œuvres de Reni, Guercino, Lanfranco, Bernini, Poussin, Pietro da Cortona et Gaulli. La peinture de la fin du XVIIème et du début du XVIIIème siècles est illustrée par des œuvres de Mattia Preti, Canaletto, Batoni, Panini, et par la collection Lemme ainsi que par un groupe de tableau de l'école française.

La construction du Palazzo Barberini a commencé en 1627 sous la direction de l'architecte Carlo Maderno (1556-1629), qui a d'abord mis au point une organisation quadrangulaire, qui englobait la Villa Sforza existant déjà à la Renaissance, inspirée du Palais Farnese. Le projet a été développé ensuite avec l'adjonction d'ailes ouvertes qui ont transformé le bâtiment en palais-villa, combinant les deux fonctions d'habitation pour les représentants de la Maison pontificale et de résidence pour les laïques.

 La façade d'entrée du palais

Le pont qui permet un accès latéral


En 1629, Gian Lorenzo Bernini (1598-1680) reprend le projet, à la mort de Carlo Maderno. La conception de la loggia de verre supportée par un porche profond, constitue la pièce maîtresse du bâtiment, organisé autour du grand volume du Salon. Celui-ci, se répartit sur deux étages avec une grande voûte, décorée de fresques entre 1632 et 1639 par Pietro da Cortona : le Triomphe de la Divine Providence (glorification temporelle et spirituelle du pape et de la famille Barberini). La composition, dont le caractère illusionniste améliore la monumentalité de cet espace, ouvre l'ère de la grande décoration baroque.


 La fontaine


L'escalier du Bernin, à ciel ouvert (2 photos au-dessus)


La façade du bâtiment sur la Via delle Quattro Fontane, comporte des entrées, à droite et à gauche du porche qui divise en deux ailes le palais : l'aile sud destinée aux ecclésiastiques, avec sa célèbre bibliothèque, et l'aile nord  occupée par la branche laïque de la famille, initialement Taddeo, neveu d'Urbain VIII et sa femme Anna ColonnaLes chambres sont situées à l'étage principal. Dans la salle VII prend place la fresque du Triomphe de la Sagesse divine, exemple éloquent de la peinture romaine d'inspiration classique, exécutée entre 1629 et 1633 par Andrea Sacchi

A gauche du porche, se trouve l'escalier monumental, attribué au Bernin, qui témoigne du style classique du XVIème siècle. Il est appelé «puits carré» et impressionne par son architecture à ciel ouvert. A droite du porche, l'escalier en colimaçon attribué à Francesco Borromini, conduit des locaux utilisés par le cardinal Francesco à la bibliothèque. Les volées de marches s'organisent autour d'un espace elliptique avec une extrême légèreté. La construction de la porte , conçue par les Azzurri en 1848, avec de grandes atlantes sculptées, souligne l'entrée actuelle par la Via delle Quattro Fontane.


 Vue du jardin

La stèle égyptienne


Le jardin

Conçu comme partie intégrante du bâtiment, en relation directe avec les chambres monumentales de l'étage principal. Au XVIIème siècle, on aménage le jardin dans le style italien, avec des chemins réguliers bordés de haies de buis, on le complète par des jardins secrets près de l'aile Sforza.
Le cardinal Francesco Barberini, neveu du pape Urbain VIII, s'est beaucoup investi dans l'agencement du jardin, pour lequel il a suivi les conseils du grand collectionneur Cassiano Dal Pozzo, passionné de botanique. Dans la cour devant le bâtiment, depuis plus d'un siècle, siègent des fragments d'un obélisque datant de l'âge d'Hadrien et retrouvé en 1570. En 1773, Cornelia Costanza Barberini a fait don de l'obélisque au pape Clément XIV pour la cour du Vatican, d'où il a été ôté en 1822 pour retourner au palais.
A la fin du XVIIIème siècle, le jardin a été transformé par la plantation de grands arbres, l'installation de diverses statues et l'adjonction d'une stèle égyptienne. À la fin du XIXème siècle, les zones marginales du jardin ont commencé à être vendues afin de débuter la construction des bâtiments le long de la Via XX Settembre. En 1936 la villa Savorgnan de Brazza a été édifiée. On doit sa conception de style classique à Giovannoni et Piacentini.





3 photos au-dessus : Quelques œuvres religieuses

 L'un des magnifiques plafonds décorés du palais

Tableau de Raffaello : La Fornaria (1520)


Le Triomphe de la Divine Providence
1632-1639 par Pietro da Cortona (Cortona 1596 - Rome 1669)
Fresque, 24 m x 14 m

La grande décoration du plafond du Salon a été confiée au peintre le plus estimé chez les Barberini, Pietro da Cortona. Débutée entre 1632 et 1633, ce travail long et complexe fut achevé fin 1639. Le sujet développé par Francesco Bracciolini célèbre, à travers des allégories et des représentations mythologiques, l'apothéose de la providence divine, et en même temps, celle du pape et de sa famille.



 La monumentale fresque

 La partie centrale

La fresque qui s'inscrit dans le volume de la salle


Pietro da Cortona procède d'abord à une étude préliminaire : traduire en peinture l'objet littéraire complexe et concevoir la composition comme un tourbillon géant de figures naturelles et d'éléments architecturaux. Elle se divise en cinq zones à partir d'une trame monochrome, interrompue dans les coins par des médaillons octogonaux en faux bronze doré qui créent un effet de forte illusion d'optique. Dans le grand panneau central, il représente Dieu entouré d'un halo de lumière. Plus haut, les trois vertus théologales - Foi, Espérance et Charité - couronnées de laurier et dont les abeilles symbolisent l'héraldique de la famille Barberini. Au-dessus de la personnification de Rome, on remarque une triple couronne. La scène célèbre l'esprit du gouvernement papal. Dans les quatre zones extérieures, sont représentés des épisodes qui symbolisent les allégories du gouvernement temporel pendant le règne du pape Urbain VIII. Les animaux dans les coins sont une référence aux vertus du pape : le lion pour la force, la licorne pour la pureté, les ours pour la prudence et le griffon pour la sagesse.




 Les 2 photos au-dessus : différents angles de vue du plafond

La fresque s'inscrit elle-même dans une salle monumentale


En bref...

Magnifique collection d'art et surtout plafond peint époustouflant ! Certainement à mettre dans les priorités d'une visite à Rome de plusieurs jours. je ne présente ici que quelques œuvres, une partie du palais était fermée pour travaux quand j'y suis allé.



 L'une des salles du palais

 Buste du Pape Clément X

Statue de femme portant le voile


Accès

 -Il se fait par la Via delle Quattro Fontane qui part de la Piazza Barberini, bouche de sortie de la station Barberini sur la ligne A du métro.

Tarif d'entrée : 7€, réduit 3,50€



Dernier coup d’œil sur la fresque du Triomphe de la Divine Providence