vendredi 17 avril 2015

SLOVÉNIE - Ljubljana - Le centre-ville

LJUBLJANA
Capitale slovène ***


Capitale de la Slovénie et chef-lieu de la région de Carniole (Kranjska) depuis son indépendance en 1991. Elle compte plus de 280 000 habitants. L’origine du nom de la ville prête à controverse. Située au centre du pays, elle occupe également un carrefour entre Croatie, Italie et Autriche.




Quelques exemples de bâtiments Art-Nouveau et Art Déco de la ville


La traversée de la banlieue peut, comme souvent, décourager le voyageur de visiter le cœur de la ville qui ne manque pourtant pas de charme et comprend plusieurs points d’intérêt historiques et architecturaux… La colline et son château (grad) dominent la capitale traversée par la Ljubljanica.


La cathédrale de la ville

Le marché, derrière la cathédrale


Cathédrale Saint-Nicolas (Stolnica svetega Nikolaja)
De taille modeste, on la reconnaît à son dôme vert et ses deux tours. L’édifice actuel date du début du XVIIIe siècle (après plusieurs incendies). De  style baroque, elle forme une croix latine.  Les fresques de l’intérieur datent également du XVIIIe, celle du dôme du XIXe.




 Vue de la Ljubljanica du haut du Tromostovje



La Ljubljanica dans les différents secteurs de la ville



La Ljubljanica
Il s'agit d'une courte rivière (41 km), qui traverse Ljubljana avant de se jeter dans la Save, elle-même affluent du Danube.



Les dragons du célèbre pont


Le pont des Dragons (Zmajski most)
Emblème de la ville, d’inspiration Art Nouveau, il est achevé en 1901 alors que la ville dépend encore de l’empire Austro-Hongrois. Quatre dragons le défendent.




Fontaine aux chevaux pléthoriques

Vue resserrée du Triple Pont (Tromostovje)



Le Triple Pont (Tromostovje)
Ensemble de trois ponts en éventail, il connecte les deux berges de la ville. Construit en 1842 sur l’emplacement d’un ancien pont de bois au Moyen-âge, il fut réaménagé en 1932.






Le pont du boucher (Mesarski Most) et une exposition de sculptures

Cœurs torturés (?) sur le pont Mesarski Most



En bref…
Une petite capitale européenne qui se découvre à pied et qui mêle les cultures et les styles architecturaux italiens, autrichiens et slaves. Il existe de nombreuses terrasses aménagées dans les rues piétonnières et près des ponts. Autant d'occasions de découvrir cafés et restaurants proposant des prix calqués de plus en plus sur l'Europe de l'Ouest





 Quelques vues de l'Ouest du centre-ville (Stari Trg)


 L'église Sv. Jakob (Saint-Jacques), à l'Ouest du château

Bâtiment administratif


Carte satellite de Ljubljana


Accès
Ljubljana constitue une agréable étape entre l’Autriche et la Croatie ou entre cette dernière et le Nord-Est de l’Italie. Arrêter vous quelques heures ou quelques jours pour découvrir le château et le centre-ville

-De Trieste (Italie) seulement 1h10 de route pour parcourir les 100 km par l’A1 slovène.
-De Zagreb (Croatie) environ 1h30 pour parcourir les 140 km par l’A3 croate et l’A2 slovène.
-De Salzbourg (Autriche) 290 km et environ 2H45 de route.



Dernier coup d’œil sur les dragons


mercredi 15 avril 2015

FRANCE - Paris - Le cimetière du Père-Lachaise

Le cimetière du Père-Lachaise de Paris
Parc, cimetière et musée à la fois ****
 
Célèbre lieu de repos parisien, il se situe au nord-est de la capitale, dans le XXe arrondissement. C’est le plus grand cimetière de Paris.
 
  

L'avenue du Boulevard, qui longe le Boulevard de Ménilmontant

 
Un peu d’histoire
La création du Père-Lachaise découle, comme pour les autres cimetières parisiens, de la volonté de reléguer les sépultures à l’extérieur de Paris en raison de la fermeture du cimetière des Innocents en 1780Dix-sept hectares du site du Mont-Louis, ancien lieu de convalescence tenu par les jésuites et brièvement fréquenté par Louis XIV, furent transformés en cimetière de l’Est Parisien. La charge de l’aménagement échoit à Brongniart, célèbre architecte et inspecteur des travaux publics, en 1803. Le cimetière est ouvert l’année suivante.
 
 


Quelques tombes dans la partie nord-ouest du cimetière

 
Le cimetière, situé alors hors des limites de Paris, ne gagne la faveur des habitants que progressivement et sous l’impulsion des autorités qui décident d’y ensevelir des personnages célèbres tels Lafontaine et Molière. Couvrant initialement une surface de 17 hectares, le site bénéficie d’agrandissements successifs au cours de la première moitié du XIXe siècle pour couvrir au final près de 44 hectares. La course à la démesure des sépultures, à laquelle ont participé de nombreux sculpteurs, et la profusion de célébrités enterrées dans le cimetière le transforme dès la fin du XIXe en espèce de musée mortuaire. Le columbarium et le crématorium ne sont achevés qu’au début du XXe siècle (1908).
 
 
  

Les larges avenues et les chemins entre les sépultures
  
Le tombeau du peintre Eugène Delacroix

 
Configuration
Les 44 hectares du cimetière comportent des allées et rues nommées, l’ensemble est fermé par un mur d’enceinte qui longe : Au Nord la rue Gambetta, à l’Ouest le boulevard Ménilmontant puis la rue du Repos en allant vers le Sud, la rue de Bagnolet longe la partie Sud du cimetière mais quelques cités s’intercale entre la rue et celui-ci, à l’Est le cimetière est limité par la rue des Rondeaux qui rejoint la rue Gambetta dans sa partie Nord. Parmi les grands axes du cimetière on peut citer l’avenue de la Chapelle (quasi-centrale), trois avenues Transversales, la longue avenue Circulaire et l’avenue Principale, ainsi que de nombreux chemins.
 
 


Le crématorium et le columbarium
  
La très embrassée tombe d'Oscar Wilde
 

Monuments aux victimes des camps de concentration...
 
 
Quelques tombes de personnages célèbres
Guillaume Apollinaire, Honoré de Balzac, Alain Bashung, Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, Gilbert Bécaud, Sarah Bernhardt, Jean-François Champollion, Frédéric Chopin, Alphonse Daudet, Eugène Delacroix, Pierre Desproges, Théodore Géricault, Annie Girardot, Jean de Lafontaine, Ferdinand de Lesseps, Le mime Marceau, Georges Méliès, Molière, Yves Montant, Jim Morrison, Alfred de Musset, Gérard de Nerval, Michel Petrucciani, Camille Pissarro, Marcel Proust, Henri Salvador, Édith Piaf Lamboukas, Simone Signoret, Marie Trintignant, Oscar Wilde……
 
  
Les tombes d'Henri Salvador et d’Édith Piaf (derrière)
  
Perspective de repos éternel...
  
Molière et Lafontaine réunis

 
En bref…
À la fois un grand espace vert dans Paris (ce qui n’est pas si courant), un musée de l’art funéraire et un lieu de recueillement auprès de célébrités ou de proches. Le cimetière est classé monument historique !
 
  
Les militaires ont souvent les monuments les plus impressionnants
  
La très dépouillée tombe de Pierre Desproges
  
Et celle, très fleurie, de Chopin !
 

 
Accès
-Par la ligne 2 du métro : stations Père-Lachaise, Philippe Auguste ou Alexandre Dumas.
-Par la ligne 3 du métro : stations Père-Lachaise (également, 2 lignes pour le cimetière !) et Gambetta.
-En bus : Lignes 61, 69 ou 26 et 64 par Gambetta
Tarif d'entrée (2014) : 10€ pour les adultes et gratuit pour les moins de 12 ans.

  
Carte satellite du quartier du Père-Lachaise
 
 
Baroque funéraire
  
La tombe de Colette
  
George Méliès grand pionnier du cinéma !