samedi 7 janvier 2017

GRÈCE - Péloponnèse - Balade à Nauplie

Balade à NAUPLIE
La perle du Péloponnèse****

Nauplie (Ναύπλιο / Náfplio) est une ville du Péloponnèse, d'environ 14 000 habitants, située dans la région grecque de l'Argolide dont elle est la capitale. Les collines rocheuses d'Acronauplie (85 m) et Palamède (285 m) dominent la ville au Sud. Bourtzi, forteresse située sur une île de la baie, et Palamède, fort construit sur un surplomb rocheux, sont deux éléments majeurs du patrimoine architectural et historique de la ville.


Le fort Bourtzi, dans la baie face à Nauplie

D'après la mythologie grecque, Nauplie aurait été fondée par Nauplios, fils de Poséidon. La ville est active à l'époque mycénienne et appartient à une ligue régionale. Au cours de l'Antiquité, la ville passe probablement sous la domination d'Argos, temporairement. Nauplie est détruite au Xe siècle par un raid arabe.

 Vue sur les toits de la ville à partir du Sud

 Le fort Palamède, à l'Est

 Chambre d'hôte à Nauplie

Les toits de la vieille ville et la baie Argolique


La ville joue le rôle d'avant-poste au cours des croisades. Elle passe de la domination des Francs à celle de la République de Venise entre les XIIIe et XIVe siècles. Elle est conquise par les Ottomans en 1540 puis reprise par Venise en 1686. Palamède devient progressivement une vraie place forte. Les Ottomans reconquièrent la ville en 1715 au cours d'une bataille sanglante. Nauplie joue un rôle important au début du XIXe siècle, au cours de l'insurrection grecque. Le fort Palamède échappe aux Ottomans en 1822, ce qui provoque la capitulation de la garnison de la ville.


 Les arcades du Musée archéologique sur la place Syntagma

 Rue pavée de marbre dans la vieille ville

 Végétation méditerranéenne et statue d'Othon sur la place des Trois Amiraux

Les venelles en escaliers


La ville devient capitale nationale en 1829 sous l'égide de Ioánnis Kapodístrias, assassiné en 1831 devant l'église Saint-Spyridon. La ville est occupé par les troupes françaises en décembre 1832. Des affrontements font plusieurs centaines de morts. Othon de Bavière est imposé comme souverain. La décision est entérinée à Pronia (quartier de la ville). Othon arrive à Nauplie en janvier 1833. La ville perd son rôle de capitale en 1834 au profit d'Athènes. Othon est expulsé en 1862, suite à un l'émergence d'un mouvement militaire contestataire. La place Kopodistrias est aménagée en 1929 en démolissant des anciens bâtiments fortifiés.


La façade du Vouleytiko, ancien parlement


 La baie Argolique et la forteresse Bourtzi (2 vues ci-dessus)

 Autre vue de la baie, plus à l'Est

L'extrémité occidentale du quai Bouboulinas


Points d'intérêts
Le centre historique de Nauplie se trouve sur une petite péninsule dans la baie d'Argolide, au nord de la colline d'Akronafplia, noyau originel de la ville. Psaromachala, le plus ancien quartier encore existant de Nauplie date du XIIIe siècle et tire son nom des pêcheurs. On y trouve l'église de Sainte-Sophie, probablement du XIIe siècle.





La très belle promenade  Arvanitias qui contourne Acronauplie par le Sud (4 photos ci-dessus)


Le musée archéologique, situé dans un bâtiment vénitien, donne sur l'Ouest de la place Syntagma. Il présente des poteries et autres objets de la vie courante antique de la région. La mosquée Vouleftiko occupe l'angle de la place et de la rue Staïkopoulou. L'église des Francs est accessible par un escalier de la rue Papanikolaou. Il s'agit d'une ancienne mosquée, c'est pourquoi elle comporte un minaret tronqué.



 La place Syntagma la nuit (2 clichés ci-dessus)

 Les quais, Acronauplie et le fort Palamède (au fond) de nuit

 La forteresse Bourtzi, le soir

Le quai Bouboulinas et Acronauplie en soirée


L'église Saint-Spiridon (Agiou Spiridonos) se situe sur petite la place Kapodistriou. La place des Trois Amiraux (Platia Trion Navarchon), siège du tombeau de Démétrius Ypsilanti, se trouve à l'extrémité orientale de la rue Amalia Othonos. On y voit aussi, de l'autre côté de la rue Andréa Siggrou,  la statue d'Ioannis Kapodistrias. La cathédrale Saint-Georges (Agios Georgios), alternativement mosquée et église selon les occupants de la ville, donne dans la rue Plapouta.


 Le fort Palamède vu du Sud

 Reste de fortification sur Acronauplie

 La magnifique baie Argolique au couchant

Autre vue de la baie


La colline d'Acronauplie, au Sud de la vieille ville, supporte les ruines des anciennes fortifications turco-vénitiennes. À son pied, se trouve la magnifique promenade dallée Arvanitias qui longe la mer en contournant la colline par le Sud. Le fort Palamède occupe le sommet de l'autre colline de la ville, immédiatement à l'Est d'Acronauplie. Il est l'œuvre de deux architectes, dont le français La Salle. Un escalier d'environ de 900 marches y conduit, mais on peut aussi y accéder en voiture par l'Est.


 Embarcation et forteresse dans la baie

 Nauplie vue des hauteurs en soirée

 Bourtzi vue d'Acronauplie, la nuit


Deux vues de Nauplie en nocturne, du haut du fort Palamède


En bref...
Certainement ville la plus charmante du Péloponnèse, Nauplie est aussi un excellent point de chute pour rayonner dans le secteur. Epidaure, Némée, Mycènes, Tirynthe se trouvent à proximité. Une destination incontournable sur la péninsule et même dans toute la Grèce ! Attention, ville touristique : évitez la haute saison plus qu'ailleurs ! Il est vivement conseillé de laisser son véhicule hors de la vieille ville. Il est excessivement difficile d'y stationner...


 Carte satellite du Péloponnèse (source Google)

 Carte satellite de Nauplie (source Google)


Accès
- Nauplie se situe à environ 1h45 d'Athènes en voiture et 140 km par l'A8 puis l'A7 à partir de Corinthe.
- Nauplie est à 45 minutes à l'Ouest d'Epidaure (moins de 40km) et 20 minutes au Sud de Mycènes (22 km).


Dernière vue de la baie Argolique au couchant, en direction de Lerne, située en face


jeudi 5 janvier 2017

PHOTOs en vrac - Cuisine traditionnelle suédoise

Reconstitution d'un intérieur traditionnel suédoise au musée Skansen de Plein Air de à Stockholm sur l'île de Djurgården, Suède


mercredi 4 janvier 2017

CHINE - Présentation

La CHINE

 Drapeau de la République Populaire de Chine

 Carte de la Chine

中国 (Zhōngguó en phonétique chinoise) que l'on peut traduire par « pays du milieu ». Aujourd'hui, « la Chine » fait référence, le plus souvent à la Chine continentale (République populaire de Chine), incluant Hong-Kong et Macao. Taiwan (République de Chine) étant un territoire controversé, revendiqué par la Chine populaire et la République de Chine.

Histoire
L'histoire de la Chine est longue et complexe, j'essaierai de donner quelques points de repère dans cet article. La civilisation chinoise prend naissance dans le bassin du fleuve Jaune (Huang He). Les premières dynasties Shang et Zhou fondent les bases du système culturel chinois antique. Qin Shi Huangdi de la dynastie des Qin, considéré comme le premier empereur de Chine, et qui lui donnera son nom dans les langues étrangères (Tchin’), unifie le pays et entreprend la construction d’une muraille pour se prémunir des invasions des peuples des steppes. Suit la dynastie des Han qui poursuit l’unification du pays et diffuse la culture chinoise de l’époque. Essentiellement côtier initialement, le territoire chinois gagne vers l’Ouest surtout sous les Tang (618 à 907) qui utilisent la route de la soie pour commercer avec l’Asie Centrale.

La dynastie Ming règne sur la Chine de 1368 à 1644, remplaçant la dynastie mongole des Yuan (1271 à 1368) fondée par Kubilaï Khan. La dynastie des Qing, d’origine mandchoue, entreprend la restauration de la muraille, même si le territoire d’origine des mandchous se trouve au nord de celle-ci et installe leur capitale à Pékin (Beijing). Les guerres de l'opium et les Traités inégaux forcèrent l'empire Qing à diviser son territoire en zones d'influence attribuées aux armées étrangères alliées, ouvertes au commerce de ces pays. 

En 1851 débute la Révolte des Taiping prônant un mouvement de réformes radicales. Son armée fut défaite en 1864, avec l'appui des troupes franco-britanniques. En 1898, le Royaume-Uni obtient une concession de 99 ans sur les Territoires de Hong-Kong. La République est proclamée en 1912 par Sun Yat-Sen ; le dernier empereur (Pu Yi) abdique. En 1921, le Parti Communiste Chinois est créé à Shanghai. En 1925, Tchang Kaï-chek reprend aux seigneurs de guerre la moitié Nord du pays. La capitale communiste, Wuhan, est reprise en 1928 par l'Armée nationale révolutionnaire du Kuomintang. Fin 1931, Mao Zedong proclame la République Soviétique de Chine. Fin 1934, chassé par l'armée de Tchang Kaï-chek, il entame la Longue Marche (plus de 12 000 km),  avec 100 000 hommes. À l'été 1937, menacé par les japonais, le parti nationaliste s’allie aux communistes contre l'envahisseur. En janvier 1949, Pékin est pris sans combat par l’Armée populaire de libération et redevient capitale du pays. Le 1er octobre 1949, Mao Zedong proclame la République populaire de Chine à Pékin. Le Grand Bond en avant, politique irrationnelle menée à la fin des années 50 entraina une famine responsable de 15 à 30 millions de morts. La Révolution Culturelle est une période qui commence en 1966 et s'achève totalement à la mort de Mao  en 1976. Elle serait responsable de la mort d'au moins 500 000 personnes.

Les manifestations de Tian'anmen ont lieu entre avril et le juin 1989 à Pékin. Mouvement d'étudiants et d'intellectuels qui demandent des réformes démocratiques. Après plusieurs tentatives de négociation, le gouvernement chinois fait intervenir l'armée le 4 juin 1989. Le 1er juillet 1997, Hong Kong devient la première région administrative spéciale chinoise. Le territoire de Macao revient à la Chine le 20 décembre 1999. On notera dans les événements récents : Les JO à Pékin en 2008 et l’Expo universelle à Shanghai de mai à octobre 2010.

Géographie et climat
La Chine est le troisième pays le plus vaste du monde, pour une surface de 9 596 960 km², soit plus de 17 fois la France. Une façade maritime de 14 500 km et 22 143 km de frontières avec les pays suivants : Mongolie, Russie, Inde, Birmanie, Kazakhstan, Corée du Nord, Vietnam, Népal, Kirghizistan, Pakistan, Bhoutan, Laos, Tadjikistan et Afghanistan. Le pays présente une géographie très variée : des plateaux et des montagnes à l'Ouest, et des plaines à l'est. Les fleuves naissent des montagnes à l’ouest pour s’écouler vers l’Est. Le Yangzi Jiang (ou Chang Jiang, « long fleuve »), le Fleuve Jaune (Huang He). La plupart des terres arables se trouvent autour des deux fleuves majeurs, foyers principaux des civilisations chinoises. Le pays compte plusieurs types de climats : au Nord, un climat sec avec de rudes hivers ; au centre, un plus tempéré ; au Sud, un climat subtropical.

Démographie
La population de la République populaire de Chine compte plus de  1 330 000 000 habitants. On répertorie cinquante-six « nationalités » définissant une identité ethnique ou culturelle. La nationalité « han » est largement majoritaire (92 % de la population). Les différences entre les langues parlées, comme le mandarin, le cantonnais ou le wu, sont malgré tout très fortes, même si le système d’écriture est assez homogène. Les cinquante-cinq groupes non Hans totalisent, plus de 100 millions de citoyens.

Religions, philosophies
Le Taoïsme, ou plutôt les courants taoïstes, sont apparus à partir du IIe siècle, inspirés par les écrits du philosophe Lao Zi (ou Lao-Tseu), dont le fameux Livre de la Voie et de la Vertu (Dàodé Jīng), constitue avec le Livre des Mutations (Yì Jīng), les sources de la spiritualité chinoise.

Le Confucianisme, fondé sur l'enseignement de la vie de Confucius, notamment à travers ses "Entretiens" et les ouvrages de ses disciples, le confucianisme a été érigé en doctrine d'État, trouvant en particulier sous les Song. Il a toutefois contribué à imposer l'idéologie des "cinq relations" entre sujets, affermissant l'ordre social et le lien hiérarchique issu de la vertu céleste.

Le Bouddhisme, apparu dès le premier siècle après J.-C., a profondément marqué le pays. La Chine constitue l'un des centres majeurs bouddhiques au cours de l'histoire, par son rôle d'expansion du courant de pensée à travers l'Asie. Le bouddhisme chinois appartient en majorité au courant Mahâyâna (Grand véhicule). Le Bouddhisme tibétain (ou lamaïsme), est répandu surtout au Tibet et en Mongolie intérieure.

L'Islam : le minaret de la Grande Mosquée de Xi'an, témoigne entre autres, de la présence de l'islam en Chine avec le développement de la Route de la Soie. Il existe à Pékin un quartier musulman centré sur la Grande Mosquée de la ville.

Langue et écriture
La Chine a développé une culture originale et inventé la calligraphie, art considéré comme un des plus raffinés en Chine.

Les inventions chinoises
Hormis la boussole, l'imprimerie, le papier et la poudre à canon, on doit à la Chine de nombreuses autres inventions : la porcelaine, la soie, les pâtes alimentaires, l’usage du thé, le cerf-volant, les allumettes, l’art des bonsaïs (pénzāi en chinois) et l’art de l’origami (jiezhi en chinois), ces deux derniers ayant été popularisés sous leur nom japonais. Le système d'examens impériaux chinois a beaucoup essaimé dans le monde et influencé les systèmes scolaires y compris en Europe !


lundi 2 janvier 2017

AUTRICHE - Vienne - Peterskirche

L'église PETERSKIRCHE de VIENNE
A deux pas du Graben ***
(mise à jour janvier 2017)


Tout près du Graben, se trouve l'église Peterskirche (Saint-Pierre), reliée à l'artère commerçante par une courte rue débouchant sur Petersplatz. L'église Peterskirche actuelle a été bâtie au XVIIIe siècle sur le site préexistant de l'ancienne église carolingienne. L'une de ses particularités en est la coupole baroque, œuvre de Matthias Steinl. Sa nef ovale, assez surprenante, est peu répandue en Europe de l'Ouest. Sa décoration intérieure, de style rococo audacieux, rivalise avec l'exubérance de celles des autres églises autrichiennes.



La façade de l'église Saint-Pierre (Peterskirche) en retrait du Graben (deux vues ci-dessus)

Le chevet ovale de l'église

La nef ovale

Le maître-autel et son célèbre retable


L'impressionnant dôme peint et ajouré (2 photos ci-dessus)

L'orgue suspendu au revers de la façade

Autel secondaire dans sa chapelle latérale avec icône et retable


L'un des autels latéraux, dédié à la Vierge (Deux clichés ci-dessus)

 
En bref

Un incontournable du centre de Vienne et certainement une des églises à la fois les plus typiques, par son style, et atypiques, par sa forme, de la ville. Le Graben se situe à quelques mètres de sa façade et la cathédrale Stephansdom à l 'extrémité orientale de celui-ci. Le centre-ville de Vienne est classé au patrimoine mondial par l'UNESCO.
  

Exubérance rococo

Autre vue de la nef et du dôme

Fenêtre ovale

 
Localisation
 
L'accès à la Pertersplatz se fait par la gauche du Graben quand on a la cathédrale dans le dos. L'entrée est gratuite. Le métro le plus proche est Stephansdom sur les lignes U1 et U3. les photos de cet article ont été prises en 2011 et 2016.


Carte satellite du centre de Vienne avec la localisation de Peterskirche



La façade de l'église, la nuit