mercredi 20 mai 2015

ITALIE - Vénétie - Les Arènes de Vérone

 Les arènes de Vérone
 Amphithéâtre et festival***


N'hésitez pas à lire la petite introduction sur la ville et la Piazza delle Erbe en cliquant ici Les Arènes sont un amphithéâtre romain situé dans le centre historique de la ville. Les restaurations successives ont permis une excellente conservation du site bien qu’il ne reste qu’assez peu de choses de l’architecture d’origine.


Histoire
Le premier ensemble aurait été érigé entre le Ier et le IIIe siècle de notre ère. Les similitudes architecturales avec celui de Pula (Istrie, Croatie) laissent penser qu’il aurait été également construit sous le règne d’Auguste. L’histoire ancienne des Arènes reste assez méconnue. Il est possible, bien qu'il n'y ait aucune preuve tangible, que l'amphithéâtre ait été utilisé pour l’exécution du martyre des chrétiens. Au cours de la christianisation de la région, l’usage des Arènes pour les combats de gladiateurs a progressivement été abandonné. Les témoignages évoquant les spectacles ayant eu lieu au sein des Arènes sont étrangement rares. Un texte de Pline le Jeune l’évoque ainsi que des épitaphes de gladiateurs de la ville.


Détail de l'extérieur

Dans les coulisses...


Au Moyen-Âge les premières restaurations eurent lieu, probablement aux XIe ou XIIe siècles. De nombreux événements historiques, comme l’invasion hongroise, mais aussi naturels comme les crues de l’Adige et plusieurs tremblements de terre (1116, 1117 et 1183) ont eu raison de la plus grande partie des murs de l’édifice. Utilisées comme carrière de pierres de construction au XIIe, un  décret est publié au début du XIIIe afin de protéger les Arènes. L’édifice aurait selon certaines sources été ensuite fermé, alors que d’autres sources affirment que les prostituées de la ville s’y abritaient.



On entre dans l'arène... malgré la scène rock


Au milieu du XVe, sous les Vénitiens, de nouveaux statuts sont édités concernant l’entretien et la sécurisation du site. Une réhabilitation du lieu est entreprise au XVIe siècle. Au XVIIe on entreprend de nouvelles restaurations avant que des fouilles archéologique ne soient entreprises dès le début du XVIIIeEn 1805, la ville est alors sous domination française (Bonaparte), débute une nouvelle série de restaurations dont la succession échoit à la commission All’Oranto (1816-1817) à l’occasion de l’intégration de la ville dans le Royaume de Lomabardie-Vénétie. En 1820 on expulse des locataires d’entrepôts du lieu, afin de procéder à une restauration plus complète. 



Un pan d'origine qui tient encore debout


En 1866, Vérone intègre le royaume d’Italie et une nouvelle commission de conservation prend le relais. Au cours des années 1870, Antonio Pompei dresse un bilan de restauration sur les Arènes. On érige des contreforts temporaires pendant la Seconde Guerre Mondiale afin de protéger l’amphithéâtre des bombardements. Au cours des années 1950 la Direction des Monuments entreprend une consolidation comprenant l’utilisation de filins d’acier et de ciment injecté.

Dimensions

L’amphithéâtre s’étale sur 152 mètres de long pour une largeur de 128 et une hauteur de 32 mètres. Les dimensions de l’arène proprement dite : 138 sur 110 mètres.

Utilisation

Les Arènes ont quasiment toujours gardé cette fonction d’accueil de spectacles. De nos jours, le Festival de Vérone y prend place. Environ 22 000 spectateurs peuvent prendre place dans les gradins.



Détails des gradins de pierre


En bref…
Les Arènes impressionnent par leur excellent état de conservation. L’installation très fréquente de sièges en «plastic» lors des festivals nuit à l’esthétique du site. Le Colisée de Rome ou l’amphithéâtre de Pula (Croatie), donnent à voir une architecture plus authentique.

 L’UNESCO a classé le centre-ville de Vérone et les Arènes au patrimoine mondial de l’humanité.


Accès
Les Arènes se situent au centre de la ville, dans la boucle de l’Adige, sur la Piazza Bra. Il est donc facile de les trouver d’autant qu’un fléchage existe dans la ville.


A voir à proximité
L’ensemble de la magnifique ville de Vérone et ses nombreux monuments : 
-La Piazza Delle Erbe et sa tour dei Lamberti
-La cathédrale (Duomo) près de l’Adige,
-La basilique Sant’Anastasia
Tous ces lieux se trouvant au Nord des Arènes.
-Le Castelvecchio se situe à l’Ouest.


Les Arènes la nuit


mardi 19 mai 2015

FRANCE - Bretagne - Les rochers de Trégastel

Les rochers de Trégastel
Granite rose et eaux turquoise ****


 Esquifs sous un ciel de mercure



La plage rocheuse de Trégastel sous un ciel couvert qui ajoute à la poésie du lieu


Trégastel est une petite ville des Côtes-d'Armor (22) en Bretagne nord, réputée, à juste titre, pour ses chaos granitiques. Elle appartient à la Côte de Granite Rose.



 Empilements


 Relief de côte...

 Relief de rocher


 Le célèbre "Tas de crêpes" formé d'empilements rocheux



 Au loin à droite, le rocher appelé "le dé" en raison de sa forme cubique




Interstice


En bref...


Un concentré de la célèbre Côte de Granite Rose, un moment  de poésie hors du temps... Allez-y hors saison touristique pour y capter toute l'âme du lieu ! Les clichés de cet article ont été réalisés en juin 2012.





 Langueur sans fin des chaos figés


Carte satellite de la région de Trégastel (source Google)

Accès

- Comptez 1h30 et 105 km pour arriver de Brest par l'E50.
- 1h50 de Rennes pour parcourir les 175 km de trajet par l'E50.



Les eaux turquoise et les rochers rosés


samedi 9 mai 2015

FRANCE - Pays de la Loire - L'abbaye de Fontevraud

L'ABBAYE de FONTEVRAUD 
Rayonnait sur tout l’ouest  ****
 
Le village de Fontevraud-l’Abbaye est un village d’environ 1500 habitants situé dans le département du Maine-et-Loire en région Pays de la Loire. La commune, à proximité des départements d’Indre-et-Loire (région Centre) et de la Vienne (Poitou-Charente), est bâti autour de l’abbaye du même nom.

  
 Entrée de l'abbaye


L'abbaye fut fondée en 1101 par Robert d'Arbrissel qui établit sa communauté, relevant initialement de la règle bénédictine, sur un site au confluant des régions d’Anjou, de Touraine et du Poitou. Il y fondera un nouvel ordre fontevriste respectant les règles de chasteté, d'obéissance, de silence et de pauvreté.


 Façade de l'abbatiale


Il fut dirigé successivement par 36 abbesses issues de la noblesse, après la mort du fondateur. Le monastère accueillit à la fois des hommes et des femmes, sans réelle mixité, ce qui était malgré tout peu répandu.

  
 Nef de l'abbatiale et ses dômes
  
 Revers du portail et nef de l'abbatiale

 
L’abbaye, sous la protection des puissants locaux et de l’autorité ecclésiastique, gagne en influence et forme bientôt un ensemble de quatre monastères. La reine Aliénor d’Aquitaine, souveraine française puis anglaise, y termina ses jours. Elle y est enterrée avec son époux Henry II Plantagenêt et leur fils Richard Cœur de Lion, ce qui ne manque pas d’attirer de nombreux touristes anglais. C’est d’ailleurs Henry II d’Angleterre qui contribua à en faire une abbaye royale.

  
 Les gisants des Plantagenêts


Comme de nombreuses abbayes françaises, celle-ci est transformée en prison après la Révolution, déclarée bien national. Elle ne fermera ses portes qu’en 1963. Elle reçu plus de 1000 prisonniers à certaines périodes. L’abbaye est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2000Le Centre culturel de l'Ouest, fondé en 1975, a pour fonction d'organiser « la défense, le développement, l'animation et la promotion de l'abbaye de Fontevraud ». Il organise des manifestations artistiques, des stages et accueille des congrès sur des thématiques historiques ou architecturales. L’ensemble principal Sainte-Marie est souvent nommé « le Grand-Moûtier ».

 
En allant vers les jardins et les infirmeries Saint-Benoît

Chevet de l'abbatiale 
 
 
L’église abbatiale
Bâtie au cours du XIIe siècle, son chœur est très épuré alors que la nef est décorée de nombreux chapiteaux. Quatre coupoles forment le couvrement  dans le style de  Saint-Pierre d’Angoulême. Dans la nef on peut admirer les gisants d’Aliénor d’Aquitaine et de Henry II Plantagenêt.

  
 Vue générale de l'abbatiale

Le cloître
Lieu de recueillement, il est le carrefour de l’abbaye. On trouve au nord, l’abbatiale, à l’est, la salle du Chapitre et le chauffoir, à l’ouest, les communs et enfin au sud le réfectoire. La galerie a été refaite au XVIe siècle par Renée et Louise de Bourbon.

  
 Le cloître (angle nord-ouest)
  
 Galeries nord et est du cloître
  
 Galerie du cloître

La salle du chapitre
Lieu de réunion, les murs figurent la Passion du Christ sous forme de fresque réalisées par Thomas Pot.

  
Les fresques et vitraux de la salle du Chapitre
 
Entrée de la salle du chapitre par la galerie est
  
 Le cloître vu de la Salle du Chapitre

 
Les dortoirs
On accédait aux dortoirs par un escalier voûté en berceau construit au cours du XVIe. Les effectifs ayant atteint 300 moniales à la haute époque, trois dortoirs furent aménagés.
 
Le réfectoire
Les moniales fréquentaient ce lieu deux fois par jour afin de prendre leurs repas sur des tables le long des murs. L’une des moniales lisait des passage de la Bible dans le recueillement de l’assistance.

  
Les cuisines et la façade sud du réfectoire

 
Les cuisines romanes
Construit dans la première moitié du XIIe siècle, l’usage de ce bâtiment surprenant est longtemps resté mystérieux. Il est actuellement admis qu’il s’agissait de cuisines ou d'un fumoir, en témoignent les cheminées. Sa toiture au revêtement en forme d’écailles de poisson retient l’attention. Un lanternon a été ajouté au début du XXe au cours de sa restauration.

  
 La toiture des cuisines
  
 Vues des cheminées des cuisines
 
La cour bordée par la façade sud du réfectoire (à gauche)

 
 
Informations pratiques
-L'accès se fait par l'autoroute A85 en venant de Tours (sortie 5 Bourgueil) ou en venant de Saumur en une vingtaine de minutes par la route D145 ou encore en longeant la Loire.
-Droit d'accès et visite libre 9,50€ (plein tarif).
Visite guidée (vivement conseillée) +4,50€ (plein tarif).
-Cliquez sur le lien suivant pour visiter le site officiel de l'abbaye et obtenir plus d'informations.

  
 Carte satellite du secteur de Fontevraud

 
A voir à proximité
- La très belle ville de Saumur (20 min de l'abbaye), son château et son école d'équitation.
- Les bords de Loire.
- Tours est à environ 1h de route.

  
Le cloître vu de la galerie supérieure

Détail décoratif sur un des murs de la galerie du cloître 

 
En bref...
Une abbaye extrêmement bien restaurée, un ensemble conventuel impressionnant par sa surface et la richesse de ses bâtiments ainsi que la qualité des commentaires des guides-conférenciers !


Retour de plain-pied au cloître